Défense de Sarapin

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Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Dim 2 Nov - 4:33

Une fois tout le monde à bord, les transports impériaux avaient quittés Korhal aussi rapidement que possible, leurs pilotes étant bien conscient de l'urgence de la situation. Une fois en orbite autour de Sarapin, la flotte se dispersa à l'approche de la planète, tandis que les Gardes Impériaux étaient envoyés vers les zones qu'ils devaient défendre. Mais cette dispersion n'était pas équitable, et le plus gros des transport se posa sur les plates-formes d'atterrissage de Nyx, soigneusement dégagées pour l'occasion. Les vaisseaux soulevèrent de grands nuages de cendres, celles-ci remplaçant la poussière sur cette planète, et leurs rampes de débarquement s'ouvrirent dès que les trains d'atterrissage eurent touchés le sol. Les renforts tant attendus purent enfin poser le pied sur la planète.

Kite Conti et Maxwell Yskrager se trouvaient dans le même transport et firent connaissance en même temps avec la chaleur étouffante et le climat sec à l'extrême de la planète. Nyx avait été construite entre un fleuve de lave qui s'écoulait bruyamment le long de son lit, et un volcan qui, pour le moment, se contentait de cracher occasionnellement des rochers brûlants. Les gardes n'avaient pas à s'en inquiéter, la station étant protégée par un bouclier qui désintégrait ce genre d'objets dès qu'ils le touchaient. Aucun accueil formel n'était réservé aux renforts, qui n'étaient attendus que par un officier et une petite escorte. Celui-là vint à leur rencontre :

- Bienvenue sur Sarapin, messieurs. Les sergents et les autres officiers, suivez-moi, le capitaine Pellaon vous attend pour un briefing sur la situation.

Puis il ajouta après avoir aperçu quelqu'un de spécial dans le groupe devant lui :

- Le technaugure doit venir aussi.

Il leur fit un signe de la main et se mit immédiatement en route, suivis par les concernés.

[Vos premiers posts seront des petites introductions, vous donnez en gros vos premières impressions sur la planète et tout ce qui vous entoure ; vous terminez en disant que vous atteignez la salle de briefing.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Dim 2 Nov - 9:49

[ Petite intro ]


Conti soupira. L’état de combat n’avait pas encore était déclenché, et aucun assaut des membres de l’UHL n’avait encore était signalé. Pourtant, c’est sous le coup de l’état d’urgence que le contingent assez important, d’après le nombre d’unité évoqué par les hauts-parleurs, du 8ème de Kant avait été réquisitionné pendant la nuit. Les faucons furent appelés à l’embarquement d’urgence pour décollage immédiat, et 20minutes après qu’ils fussent debout, ils étaient dans leur navette.

***

- Destination Sarapin… mission de… maintien ? Avec autant de pièce lourde embarquées dans les cargos ? Murmura Conti sceptique. Sarapin… c’est laquelle celle-là ? Dit-il en s’adressant à son escouade
- C’est pas notre avant-poste forestier ? Répondit un homme.
- Ce n’est pas clair. Le briefing ne se fera qu’une fois à terre.

Conti soupira de nouveau. Depuis l’assaut auquel ils avaient participé, les faucons n’étaient plus sensés être appelé, aucun n’avaient pris le temps d’étudier la conquête.
Un homme avait embarqué avec les faucons ainsi qu’une unité de sapeurs du régiment de Kant. Un agent du mechanicum, sans aucun doute. Les deux armes de l’homme attirèrent le regard de Conti, un calibre un peu gros, pour de l’autodéfense. Il tapotait sur une tablette de donnée. Il paraissait jeune, et était plutôt corpulent, il occupait deux siège à lui seul. Son implant bionique ne passait pas non plus inaperçu.

* Au mechanicum on n’utilise pas de traitement rajeunissant… en voilà un qui doit avoir de l’argent *

Il ne semblait pas en escorte. Il n’y avait aucun soldat affilé à sa défense. Cet homme tracassait Conti. C’est alors qu’il se rendit compte que l’œil rouge bionique de l’homme le regardai comme lui l’avais regardé. Conti détourna son regard. Le voyage se fit dans un silence mortuaire, seulement interrompus par les quelques bip de la tablette de donnée de l’agent du mechanicum. Jusqu’à l’arriver dans l’atmosphère.

Conti ressentit alors la chaleur de l’environnement extérieur. De forts grondements se faisaient entendre. Semblable à de l’artillerie lourde. La navette amorça sa descente et se posa. Elle resta ainsi quelques minutes, alimentant l’envie des faucons. La température à l’intérieur de la navette avait considérablement augmenté et l’activité extérieur était également, assez forte. Conti, ainsi que les faucons étaient debout, le paquetage sur le dos, le parachute en place, prêt à sortir, prêt au combat. Les portes de la navette s’ouvrirent. Un air chaud, et peu dense agressa le visage du Sergent. Sa première bouffer d’air se termina en petit crachotement. La température augmentait beaucoup. En temps normal, le port de la tenue réglementaire d’une troupe de choc apporte une chaleur parfois bien superflue mais dans ce cas précis, l’armure carapace devenait un vrai fardeau. Les hommes du génie du 8ème Kant descendirent les premiers et furent directement guidé par un sous-officier. Conti et son escouade descendirent derrière une autre escouade de faucon. A peine eut-il posé le pied sol qu’il n’aimait pas ce monde. Sa botte toucha à peine le sol qu’une couche de poussière se souleva, accompagnée de cendres volcaniques. Le soleil, très proche, demandait un grand effort d’adaptation visuelle pour ne pas être aveuglé dès la sortie. Le sol était dur, sec et craquelé. Et pourtant, il s’agissait là d’un des endroits les plus épargnés de la planète. A l’ouest de sa position, Conti vis un fleuve volcanique, où la lave coulait doucement, et très bruyamment. A l’opposé, une haute montagne, un volcan plutôt qui ne montrait aucun signe d’activité. Certains volcans alentour étaient même en activité et envoyaient de lourdes roches volcaniques dans les cieux. La vision plus loin était difficile, poussière et cendre couvraient la zone. Conti s’étonnait que la base impériale fût tant épargnée par les cendres et les dégâts que pouvaient causer les volcans. L’architecture impériale n’était pas standardisée. La plupart des bâtiments étaient des dômes, pour éviter l’accumulation de la cendre sans aucun doute. En face des faucons se trouvait un haut bâtiment, celui-ci d’architecture standard. Le quartier général sans aucun doute. Les bâtiments laissés de larges allés entre eux, ce qui était peu logique pour une base militaire. Des murs de taille moyenne couvraient la zone. A cette distance Conti ne pouvait juger les défenses mises en place. Il ne repéra que quelques positions d’artillerie et armes lourdes. Il se trouvait à la bordure sud de la base. Alors qu’il découvrait les lieux, un officier approcha du groupe.

- Bienvenue sur Sarapin, messieurs. Les sergents et les autres officiers, suivez-moi, le capitaine Pellaon vous attend pour un briefing sur la situation.

Puis il ajouta après avoir aperçu l’homme derrière moi, qui venait de descendre de la navette :

- Le technaugure doit venir aussi.

Conti le suivit, avec les autres sergents jusqu’à l’entrée du QG. Ils entrèrent et rejoignirent d’autres sergents et officiers à l’intérieur. Ils patientèrent dans un large couloirs sans décoration, si ce n'est quelque bannières régimentaires. Quelques minutes plus tard, la totalité des sous-officiers et officier était présent.

- Bien, veuillez entrer pour le briefing.

* Pas trop tôt *
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Dim 2 Nov - 20:02

Maxwell avait été envoyé par le commandement sur cette mission pour s'occuper des défenses de la ville, d'après ce qu'il avait compris. Il était dans une navette transportant des sapeur, qu'il aurait certainement à diriger dans les heures à suivre, et un groupe de faucons Harakonniens. Ce corps d'armée lui était connu de réputation, ils se battaient un peu comme les unités de Dräakon de la chaine de montagne dite des "milles pics", sur son monde natal, de l'infanterie aéroportée d'assaut, mais il n'avait jamais eu l'occasion de les voir se battre.

Il passa l'essentiel du voyage à se renseigner sur la structure de la base et sur les faucons à l'aide d'une plaque reliée aux stock de donnée de la flotte. Il avait pris cette habitude depuis son service en tant que suivant puis d'interrogateur parmi l'inquisition, toujours savoir tout ce qu'il pouvait sur ce qui allait l'attendre au sol.
Pendant le vol, il remarqua qu'un des faucons, un sergent, d'après l'insigne, le regardait. L'homme faisait une tête de moins que lui, et surement la moitié de son propre poids pour autant qu'il pu en juger. Mais cela devait être courant dans l'aéroportée. L'homme détourna rapidement le regard devant l'énorme occulaire rouge ... Il avait souvent cet effet.
La navette annonça un atterrissage proche, il mit donc en place son servo-bras avec l'aide d'un sapeur Kantien, et revêtit sa cape le transformant en une sorte de fantôme rouge.

Lorsqu'il posa enfin le pied sur la planète, il en prit pleinement la mesure ... Chaude, terriblement chaude ... Pour lui, ce n'était absolument pas une gène, on l'avait équipé pour opérer à proximité des réacteur d'un croiseur même en cas de surchauffe, la température ambiante lui rappelait des souvenirs. Et il aimait l'énergie que dégageait cette planète, autant il trouvait de la beauté dans un paysage stable, autant la Machine semblait avoir offert ce monde à l'impérium pour qu'il puisse faire preuve de son dévouement. Les énormes centrales Géothermique étaient de vraie merveilles, tout comme les générateurs de champs qui les protégeaient. Cette ville était une cathédrale dédié à la Machine et à l'empereur, une cathédrale de technologies à demi-oublié et de puissance énergétique.
Les boucliers seraient certainement impossible à réparer sur un tel monde, il faudrait en faire venir d'autre, ce qui serait impossible avant des années, sans parler des centrales en elle même dont la technologie était incroyablement ancienne, ces structures se servaient de la chaleur terrestre sans en subir les effets depuis des milliers d'années parfois ...

Il se rendit enfin compte qu'on l'appelait pour le briefing, et se décida à suivre la délégation impériale en direction de la cité. Le son rocailleux et cendreux sous ses bottes laissa vite place au plastacier de la cité, puis à celui de la salle de briefing ou il se plaça assez loin de tous.

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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Lun 3 Nov - 3:07

La salle de briefing était une grande salle circulaire surmontée d'un dôme laissant voir le ciel sombre de la planète ; de nombreuses personnes attendaient déjà, debout devant une estrade improvisée et sur laquelle venait de monter un petit homme d'âge moyen. Celui-ci se racla la gorge et demanda le silence avant de commencer :

- Bonjour à tous, je suis le capitaine Pellaon. On a dû vous dire qu'une force de l'UHL était en approche, c'est pourquoi je vais être bref. Vous allez être divisés puis être envoyés vers les nombreux points d'entrée de Nyx, tous susceptibles d'être pris d'assaut ; là-bas, vous vous organiserez avec les gardes déjà en place, qui vont diront tout ce que vous avez besoin de savoir sur l'ennemi.

S'ensuivit le début d'une longue liste d'affectations. Les gardes quittaient la pièce au fur et à mesure qu'ils étaient appelés et qu'ils recevaient un plan du secteur.

***

A peu près au moment du début du briefing, un homme était venu chercher Yskrager pour le mener à travers un dédale de couloirs sobres et plus ou moins sombres. Ils finirent par traverser un escalier qui les conduisit une dizaine de mètres en profondeur avant d'atteindre une porte blindée ; celle-ci fut ouverte après vérification oculaire de l'identité du garde, et laissa voir une grande salle où étaient installés de nombreux ordinateurs, devant lesquelles se trouvaient en proportions à peu près égales des techniciens et des serviteurs lobotomisés. Tandis qu'il menait Yskrager vers une série de postes innocupés, l'homme s'exprima pour la première fois :

- Je suis le lieutenant Dom, le capitaine m'a demandé de vous amener ici. Les machines c'est pas trop mon truc, moi je suis plutôt un homme de terrain vous savez... mais il parait que vous vous y connaissez. Les portes que vous voyez sur les côtés mènent aux machines les plus importantes de la station, comme le générateur de bouclier ou le régulateur de flux énergétique. Normalement tout fonctionne bien mais vous pourrez y jeter un oeil si vous voulez. Par contre c'est pas la technologie impériale, on a presque pas touché à la station après l'avoir pris à l'UHL, et certains experts pensent même que cette station serait très vieille, et que l'UHL l'aurait juste trouvé en arrivant dans l'amas.
Bref, là vous avez les écrans de contrôle énergétiques principaux, ça permet de choisir comment utiliser l'énergie. Vous pouvez y jeter un oeil si vous voulez, je vous laisse même faire des modifications si vous voulez, je vous fais confiance. Et sinon, dans cette salle là - fit-il en montrant une porte blindée similaire à celle empruntée juste avant - il y a pas mal de petits appareils qu'on a trouvé mais qui servent à rien, on les a mis là-dedans juste histoire de pas les jeter. Il y a des sortes de tout petit générateurs de bouclier, mais ils ont l'air de plus marcher. Et sinon, il y a aussi des trucs bizarres qui lancent des éclairs, mais ça fait presque rien.

Les écrans de contrôle indiqués par le lieutenant montraient, en pourcentage, comment s'organisait la répartition de l'énergie dans Nyx :

Ecran de contrôle Alpha
Systèmes de survie : 5% - impossible de descendre en-dessous de 5 %
Générateur de bouclier intégral : 50 % - impossible de descendre en-dessous de 15 %
Système de défense automatisé : 25 % - fonctionnement non efficace en-dessous de 10 % - à placer à 0% pour désactiver - pour détails pour Beta
Systèmes auxiliaires : 20 % - pour détails voir Gamma

Ecran de contrôle Beta
Tourelles lasers : 100 %
- Puissance : 33 %
- Cadence de tir : 33%
- Bouclier : 33 %
Tourelles électromagnétiques : 0 %
- Puissance : 0 %
- Cadence de tir : 0 %
- Bouclier : 0 %

Ecran de contrôle Gamma
Climatisation : 40 %
Ventilation : 25 %
Luminosité : 35 %

- J'ai mis le bouclier à 50% parce que je me suis dit que ça pourrait peut-être résister à des bombardements comme ça. Et évitez de toucher aux systèmes auxiliaires, parce qu'il fait déjà chaud et l'air est pas terrible. Et les tourelles électromagnétiques c'est aussi des trucs à éclairs qui font presque pas de dégâts, donc je les ai désactivés histoire de pas utiliser de l'énergie pour rien.

***

Le briefing était terminé et les faucons étaient les seuls à être restés dans la salle de briefing, n'ayant pas été appelés. Le capitaine Pellaon vint à leur rencontre une fois qu'ils furent seuls.

- Pour vous j'ai un rôle très spécial. A ce qu'on m'a dit, vous êtes des troupes aéroportées, des pros du déploiement rapide. Donc voilà : Nyx est très grand et, comme vous l'avez remarqué, j'ai dû disperser un maximum mes troupes afin de couvrir toutes les entrées, puisque j'ai aucun moyen de savoir par où l'ennemi attaquera. Mais il va sûrement se concentrer sur une zone en particulier, et le temps que mes forces se réorganisent il aura déjà investi une trop grande partie de la base. Mais vous allez les en empêcher.
Plusieurs Valkyries vous attendent derrière, à l'abri dans un hangar secret. Une fois que l'UHL aura percée la première ligne et pénétré dans Nyx, les pilotes décolleront et vous emmèneront derrière les lignes ennemies. Là-bas, vous sauterez et vous lancerez l'assaut sur les forces ennemis ; ils ne devraient pas s'attendre à ce genre de choses, vous profiterez donc de l'effet de surprise pour rentrer dans le bâtiment, et vous commencerez à semer le chaos dans leur rangs de la façon que vous voulez, en privilégiant les frappes rapides. Ils ne sauront jamais de quel côté vous arriverez, ils devront se réorganiser pour vous contrer, ils devront redoubler de prudence ; bref, la confusion sera telle que nos forces devraient pouvoir les repousser avec votre aide.
En ce qui concerne l'ennemi, il utilise en grande partie de l'équipement impérial volé, mais à ce qu'on m'a dit ils utilisent aussi des boucliers énergétiques à tout bout de champ. Des rapports parlent de sortes de chimère protégées par des boucliers de ce type, et aussi de petits générateurs déployables à même le sol pour servir de couvert. Nous n'avons toujours pas trouvé de parade efficace, donc soyez très prudents.
Bref, bonne chance. Ce que je vous demande peut paraître suicidaire, et ça l'est en quelque sorte, mais vous avez l'habitude ! L'Empereur vous garde.

Le capitaine serra la main de chacun des hommes, conscients, comme il l'a dit, de la difficulté de ce qu'il leur demandait. Mais c'était une mission très importante et le seul moyen de s'assurer la victoire. Un subalterne vint chercher le groupe et les emmena vers le hangar en question. Il s'agissait d'une grande pièce totalement close, où étaient entreposés sur les côtés plusieurs séries de caisses d'équipement. Des gardes indiquèrent aux faucons qu'ils pouvaient se servir dans ces caisses et prendre tout ce qu'ils jugeaient utiles avant d'embarquer.

[Maxwell, on t'a autorisé à t'occuper de l'organisation de la base ; tu peux demander plus d'informations, aller voir les machines ou les "petits appareils", ou encore modifier la répartition énergétique. Si tu veux la modifier, copie mes tableaux et remplace mes valeurs par les tiennes, en considérant que tu réparties 100% à chaque catégorie (par exemple si tu mets : tourelles laser : 50%, les trois valeurs en dessous devront toujours avoir un total de 100%)
Kite, pour toi c'est le calme avant la tempête, tu peux décrire tes impressions sur ce qu'on t'a demandé, l'état d'esprit de tes hommes, etc... et n'oublies pas que tu as le droit à l'équipement que tu veux.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Lun 3 Nov - 5:35

Le briefing avait été donné. Les faucons étaient restés les derniers dans la salle du briefing. Le capitaine Pellaon leur avait personnellement expliqué leur rôle. Il s’agissait donc d’une mission défense. L’objectif était risqué. Les faucons allaient sautés derrière les lignes ennemies, sans soutien disponible. Chaque unité serait assez dispersée pour pouvoir couper, et morceler l’assaut ennemi, chaque unité ne pouvait donc compter que sur elle-même.

- On nous confie un rôle important, commença Conti. Il va nous falloir isoler les unités ennemies pour que l’armée puisse enfin les exterminer. Je pense qu’on va avoir un certain impact sur le moral des hérétiques.
- Des pirates et déserteurs, Kite, pas des hérétiques. Le reprit Loki, un autre sergent.
- Quelle différence ? Dans les deux cas on extermine la folie humaine…
- Des hérétiques n’ont pas de moral, rétorqua Loki avec un petit sourire
- Touché, on aura donc juste droit à un exercice de tir s’ils fuient. Ca faisait longtemps, tiens qu’on n’avait pas sauté sur des gars qui ont l’intelligence de comprendre qu’ils sont foutus.
- Tu te crois en état ? T’as pas beaucoup dormis dis moi, le nargua Loki avec humour.
- Je dormirai quand je serai mort, j’aurai bien le temps.

Ils suivaient un subordonner, où les autres faucons se rassemblaient également. Les hangars étaient cachés, sous terre. Les faucons ne purent donc pas encore identifier le soutien aérien auquel ils auraient droit. Aucun dépôt ne trahissait la présence du hangar. Celui-ci avait été fait pour être invisible aux yeux des images de reconnaissance ennemie.

- Par escouade ! Hurla une voix.
- Falco Cherrug ! Autour de moi ! Ordonna Conti.

Les hommes, qui avaient pour habitude de rester toujours par escouade ne perdirent pas de temps à former les rangs. Ils rentrèrent tous dans le hangar, et furent posés en attente dans une vaste salle close. De nombreuses caisses d’armes et munitions étaient aux murs.

- Bien, dit le subordonner. Le capitaine n’ordonne pas votre réquisition tout de suite, vos gradé vont vous expliqués les ordres. Ces serviteurs, qu’il désigna du doigt, vont vous fournir toutes les informations complémentaires. Enfin, vous ne savez pas où vous sauterez donc je suppose que la topographie…
- Merci, rompez, lui ordonna un des gradés harakonniens.
- B…Bien, il vous est seulement accordé de rester dans le hangar. Vous n’êtes pas autorisé à vous déplacer ailleurs. Excepté l’infirmerie bien sur.

Sur ces mots, il repartit vers le bâtiment QG, un peu pressé. Les serviteurs s’approchèrent des colonnes harakonniennes et distribuèrent quelques documents sur la zone et les conditions. Conti les pris et n’y prêta pas tout de suite attention. Il se tourna vers les hommes de son escouades pour à leur tour, le faire connaître le briefing.

- Ok, écoutez moi. Nyx, cette base est grande, trop grande. L’UHL prépare un assaut en règle. Ses forces n’ont pas été localisées avec précision. La garnison est dispersée sur chaque entrée. Si l’UHL concentre ses forces, la base sera envahie. Et s’ils prennent Nyx, non seulement les impériaux se retrouveront isolés mais reprendre la base s’avéra probablement. On va donc jouer à l’infanterie mobile. Dès que leur assaut débute, on attend le repli de la première ligne des hommes de la garnison, et dès que les portes de Nyx craquent et que toute la réserve ennemie s’est engagée, on tombe derrière, on sème la confusion, on les isole, on les bloque, on les tue. Des questions ?

Cela faisait parti du quotidien des faucons, une mission habituelle. Pas un ne broncha.

- Oui ici ! C’était Ymir, l’adjoint de Conti qui avait parlé. Comment se passe le déploiement ?
- Les Valkyries, à coté. Elles nous larguerons derrière l’ennemi. On volera haut, pour éviter d’être détecté. Deux escouades par appareils, je pense, on monte avec les Falco Cuvierii. La compagnie sera divisé en deux parties et déployée en ligne. On est de la première vague. Chaque unité sera très espacée. En ce qui concerne les détails tactiques, pas de fusillades. Le capitaine nous demande des frappes localisées. On avance donc sans s’arrêter. Et on sème la confusion, ils ne doivent pas pouvoir se réorganiser. Le but étant de permettre à la garnison de repousser l’ennemi hors de Nyx. Attention aux tirs amis ! La seconde vague des faucons avance à allure régulière, en ligne, et bloque la retraite ennemie. Pour un temps. Dès que les impériaux auront repoussé l’UHL, ont les aides à les exterminer.
- Pas d’objectifs précis ? Demanda Ymir
- Pas vraiment, on ne pourra avoir de données très précises, on tombe où c’est prévu et on brise l’organisation ennemie avec les frappes tactiques.
- Ce n’est pas un peu, très risqué ? Cette fois-ci s’était Jonua qui avait parlé.

Cette question était fréquente, les hommes le demandaient souvent. Ils savaient tous qu’il s’agissait très souvent de mission presque suicide. Ils aimaient se rappeler ainsi qu’ils étaient l’élite. Cet orgueil était bon signe, cela signifiait que les hommes étaient parés au combat, prêt u saut, et que le moral était excellent.

- On est là pour ça. On compte sur notre mobilité pour organiser des frappes tactiques partout sur la ligne ennemie. On doit semer le chaos.
- Et l’ennemi ?
- Peu d’infos, équipement impérial standard volés dans les avants postes. Le capitaine a insisté sur des genres de boucliers énergétiques. Ils en auraient à profusion. Ils ne doivent pas nous empêcher d’avancer, quitte à les tuer au fil de l’épée. Voilà la situation.

Conti laissa ses hommes discutaient entre eux et étudia le plan de la base qui lui avait été donné. Les alentours étaient beaucoup moins praticables. Des vallons entres les volcans, d’énorme cratère, des lacs et des rivières de lave brûlante. Il s’abstient de le signaler aux faucons. De toute façon, ils devaient certainement s’en douter, et puis, cela n’était qu’un détail. Les faucons peuvent sautés partout. Alors qu’il lisait les données qu’il avait reçues, Conti lança un regard horrifié à ses hommes.

- Vous aviez chaud ? La climatisation est très élevée dans la base… La ventilation aussi. On va donc affronter chaleur et cendre volante. Les faucons contre les éléments…

Le terrain était certes difficile mais les conditions ne plaisaient par contre pas du tout. Aucun faucon n’avait protesté, ils étaient formés pour pouvoir être déployé n’importe où, n’importe quand, quelle que soit les conditions et la situation. Mais le moral était intact. On ne décourage pas si facilement une troupe de choc, un faucon.

- Bien, briefing terminé pour vous, illustrez vous dans ce combat. Le capitaine a entendu parler de notre réputation, il ne faudrait pas le décevoir. Montrons à tous les Kantiens ce que sont des prédateurs du ciel. Prenez des munitions dans ces caisses. On en reste au paquetage lourd. Prenez ce qui vous manque en explosifs, on va mettre un beau foutoir là-bas. Ensuite, et bien on attend.
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Lun 3 Nov - 8:02

Maxwell remercia Dom d'un hochement de tête et fit un premier tour de la salle des machines pour se présenter aux techniciens. Puis il alla étudier de plus près le "coeur de Nyx" ... Effectivement ce n'était pas de l'impérial ...
Il fit signes aux techniciens de sortir de cette pièce avant de produire un petit auspex. En une dizaine de seconde, la machine émit une sonnerie satisfaisante, aucune caméra ... Il s'approcha de la machine et retira le gant droit, le promenant sur le métal à la recherche d'un port d'accès ... Il finit par en trouver un, il réagissait à son sixième implant ... Il l'avait reçu en étudiant des ruines archéo-tech sur Trancia Prime. Le branchement et le transfert de donnée s'effectuèrent en un battement de coeur, mais les données étaient fragmentée et endommagées, il lui faudrait du temps pour ne serait-ce qu'espérer entrevoir des données viables. Mais le Mechanicum le ferait crucifier pour avoir osé toucher à une telle science ...

Il retourna ensuite dans la salle principale, retira ses gants à nouveaux, et s'assit pour pouvoir se relier directement à l'Esprit de la Machine de Nyx. Il étudia d'abord le système, des dizaines de portes, d'écrans, de caméra, de communicateurs, et d'autre système de bas niveaux, puis les échangeurs thermique, la gestion d'énergie, les défenses, les communications prioritaires ... Il se rendit compte qu'il pourrait contrôler intégralement la luminosité et le verrouillage des portes blindées anti-incendie, il ouvrit un message destiné au Capitaine et lui fit la remarque en lui livrant une carte des lieux en attribuant un code à chaque porte et à chaque secteur éclairé, et la suggestion d'utiliser habilement des unités dotées de vision nocturne pour repousser les force ayant pénétré dans la base. Il mit ensuite à jour le plan de travail des techniciens en ordonnant d'aller désactiver l'intégralité des systèmes de contrôle manuels de la base, il ne voulait pas qu'on lui reprenne le contrôle, quitte à aller détruire les consoles à la masse de chantier. L'agitation commença derrière lui, mais il était à présent dans le système, bien loin de ça, et s'expliqua devant les questions que les tech lui envoyaient, préférant travailler avec eux que contre eux.

Il prit ensuite le contrôle d'un serviteur pour aller étudier les soi-disant "mini-générateurs" ... En effet, leur technologie était impressionnante, pouvoir créer des écran énergétiques aussi performant et si compact était une prouesse en soi, cependant, les données les concernant n'étaient pas entièrement corrompues, il manquait juste des sources d'énergies. D'une pensée, il configura cinq serviteur pour qu'il rechargent les générateurs auprès du régulateur et les stockent sur des chariots qu'il réclama d'une nouvelle impulsion neurale à une technicienne. Il envoya ensuite une communication au Lieutenant lui demandant de livrer les générateurs dans quinze minutes et de lui amener en échange autant d'armes que possible.
Cette demande eut des écho assez nombreux sur le réseau, les tech les plus jeunes se questionnait sur l'intérêt d'accumuler des armes dans ce lieu stratégique. Il explicita son choix en leur laissant accès à des données de son cogitateur relatant une demi-douzaine de défenses acharnée s'étant terminées dans des poste clé d'un point de vue technologique. Il insista sur le fait que si la base était envahie, ce lieu serait la première cible, et qu'il attendait de chaque homme, femme et serviteur qu'il se batte et meurt au nom de l'empereur si ce dernier le demandait.

Il lança ensuite un ordre à quelque techniciens de sélectionner des serviteur chenillés pour leur souder à même le corps des plaques de blindage et les transformer en petits tanks plus ou moins humains, il leur proposa également de leurs réserver les armes les plus lourdes en priorité parmi celles que le commandement voudrait bien leur offrir.
En pensant à cela, il ordonna aux serviteurs qui finissait de recharger les boucliers de charger également les canons électriques, si ils venaient à manquer de munitions ou qu'ils n'avaient pas assez d'armes, cela pourrait s'avérer salutaire.
Un ordre qu'il prit soin de camoufler fut de conserver un modèle de générateur et un canon électrique caché dans un coin pour qu'il puisse en faire l'étude ultérieurement.
Il se tourna ensuite vers la répartition de l'énergie .... Des ventilateurs ? Il étudia la carte de Nyx, et s'aperçut qu'on pouvait diriger les flux d'air librement à l'intérieur de la base, qui était capable de se pressuriser si on en fermait les issues ... Très intéressant, peut être un héritage des anciens détenteurs de la planètes, ou une précaution face à une éruption majeure ? ... En tout cas, en désactivant les systèmes de refroidissement des échangeurs thermiques et en pompant de l'air externe, il pourrait concentrer en lieu précis un souffle d'air à une température et à une pression suffisante pour arracher la peau des os d'un homme normalement constitué.
Il ajouta cette note sur le message destiné au capitaine.

Il ne toucha pas aux répartitions énergétiques installées par le Lieutenant, étant d'accord avec lui. Cependant, il en profita pour améliorer les routines de comportement des cogitateurs des tourelles laser, leur offrant un système de répartition énergétique personnalisé en fonction de la cible. Les auspex de ces armes étant très rudimentaire, il entra des facteurs très larges, mais suffisant, face à tout ce qui semblait peser plus de cinq cents kilo, les tourelles aurait pour ordre de charger leurs cellules au maximum, dans le cas contraire, elle ouvrirait le feu à une haute cadence et avec la puissance d'un fusil laser, en conservant cependant des boucliers fixes.
Après une nouvelle vérification du système, il relia toutes les données à son propre cogitateur personnel pour pouvoir activer n'importe quel système de la base d'une seule pensée ... C'était pour ça qu'il vivait, devenir La Machine, être L'Incarnation d'un mécanisme parmi les hommes ... Il envoya le message au capitaine, en précisant qu'il avait le contrôle total des systèmes de la ville, et qu'il pouvait donc à tout instant fournir des données à n'importe quelles unités impériale.

Maxwell finit par se déconnecter physiquement de la console et par prendre par aux préparatif de défense du lieu, parmi lesquels la construction d'une barricade peu après la porte blindée et la préparation des serviteurs.

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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Lun 3 Nov - 11:01

Quelques heures s'écoulèrent encore sans que rien ne se passe ; ce temps était précieux pour les défenseurs, qui n'étaient pas encore tout à fait préparés, mais mortellement long pour ceux qui attendaient cloitrés dans leur hangar secret, dans l'attente de pouvoir participer à une opération suicidaire. Puis, avant même qu'aucune explosion ne se fasse entendre, une voix masculine retentit dans les hauts-parleurs de Nyx :

- Forces ennemis détectées. Entrée dans l'atmosphère.

Il fallut quelques minutes avant que les batteries de DCA ne se mettent à cracher vers le ciel, visant les Valkyries ennemies qui pilonnaient les défenses de la base ; le champ de force de la station ne parvenait pas à arrêter les bombes et les missiles, qui le traversaient sans peine. Mais l'UHL n'usa pas trop de cette faiblesse, ne voulant pas risquer d'endommager un matériel qui lui était très précieux.

Au bruit des batteries de DCA s'ajouta bientôt celui, plus plus lourd, des Basilisks et de l'artillerie fixe de la base, signe qu'un débarquement avait commencés. On ne laissa donc pas patienter les Harakonniens plus longtemps, et le même subalterne qui les avait conduit jusqu'ici vint de nouveau à eux, avec des petites caméras dans les mains.

- Il faudrait que les chefs d'escouade mettent ça sur leurs casques, dernière instruction du capitaine. Il a dit que ça permettait de suivre vos actions ; normalement vous avez juste à le coller, après ça tient et ça fonctionne tout seul. D'après ce qu'on m'a dit, grâce à ça le commandement pourra vous aider, mais me demandez pas, je sais pas comment il va s 'y prendre.

Les petits objets étaient surmontés d'antennes qui permettaient une liaison avec le commandement de la planète, et un petit micro se trouvait juste à côté du capteur optique, permettant également la transmission du son. Sans même laisser aux faucons le temps de découvrir ces nouveaux appareils, l'homme poursuivit :

- Vous devriez embarquer immédiatement, on sait jamais.

Puis il laissa les troupes aéroportées dans le hangar et quitta celui-ci.

***

La salle de contrôle était en pleine ébullition, les techniciens faisant de leur mieux pour exécuter les ordres de celui qui s'était imposé comme leur nouveau chef, mais montrant clairement qu'ils auraient préférés continuer à vaquer à leurs occupations habituelles. Mais ils étaient loyaux et ne protestaient pas ouvertement. Tandis que les serviteurs étaient transformés en véritable robots de combat, Yskrager reçut un message du capitaine Pellaon ; il se reconnecta afin de l'écouter :

- Donc vous contrôlez tout, fit-il avec la voix inquiète et frustrée de celui qui voit ôter d'un seul coup son pouvoir. Très bien, mais n'oubliez pas que c'est toujours moi qui commande, j'espère que vous n'en ferez pas qu'à votre tête.

Le message était aussi bref que cela. Peu de temps après, les radars de la station indiquèrent l'arrivée des forces ennemies. Impossible de donner leur nombre avec précision, on pouvait juste savoir qu'il était conséquent ; l'UHL montrait clairement l'importance qu'il accordait à Sarapin, ce qui était compréhensible pour un camp qui utilise de nombreux générateurs de bouclier. En repassant brièvement en revue les systèmes, Yskrager remarqua une nouvelle fonction, expliquée par un autre message du capitaine.

- J'ai des instructions spéciales pour vous, justement. On va tendre un piège à ces salauds, donc ne vous donnez pas à fond pour la première ligne de défense... on va les laisser entrer dans le bâtiment, s'y enfoncer un petit peu, et ensuite des troupes aéroportées vont être larguées dans leurs lignes. Ils sèmeront le chaos dans leur rang et, grâce aux caméras que je leur ai confiés, vous devriez pouvoir suivre leurs déplacements et les aider en contrôlant les multiples machines de Nyx. Je vous fais confiance pour ça mais ne me décevez pas, évitez de les abîmer...

En même temps, les pièces d'artillerie lourde de Nyx, assistées par plusieurs Basilisks postés sur des hangars vides, ouvrirent le feu. Des appareils de débarquement avaient commencés à cracher leurs troupes et leurs véhicules, assez près de la station pour éviter aux hommes de supporter trop longtemps l'environnement hostiles, mais trop loin pour être à portée de tir de la plupart des défenses. Les capteurs optiques les plus avancées ne montraient que de vagues formes, il était impossible de savoir ce qui composait la force de frappe.

Tout ce qu'on pouvait voir, c'est qu'elle se mettait en route et qu'elle approchait rapidement de Nyx.

[Kite, encore une fois tu décris l'attente et tes impressions ; t'en fais pas, l'action commence bientôt pour les faucons ^^
Maxwell, décris tout simplement ce qui se passe jusqu'à ce que l'UHL commence à entrer dans la base ; en sachant que les gardes de la première ligne se replieront assez tôt, conformément aux ordres qu'ils ont reçus.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Lun 3 Nov - 13:06

Il était clair que l’assaut avait débuté. Le bruit familier des chasseurs en vol, a priori des Valkyries avait annoncé le début de l’attaque. Il s’agissait clairement d’un passage d’intimidation, les Valkyries n’étaient pas repassé par la suite. Et la DCA, qui avait tout d’abord tentée d’empêcher la supériorité aérienne ennemi ne faisait maintenant feu que par quelques salves. Et c’est alors que le vacarme des obusiers avait commencé. Ce bruit était aussi très familier. L’artillerie avait entamé des tirs de barrage. Mais, au contraire des Valkyries, les faucons les faisaient plus souvent exploser qu’ils ne les côtoyaient. Des heures s’étaient passées depuis que les faucons avaient rejoins le hangar, et, au bout de quelques dizaines de minutes, comprenant l’inactivité qu’il se passait alors au dessus d’eux, les faucons cessèrent le garde à vous et se dispersèrent dans la salle où ils patientaient. Une des particularités des habitants d’Harakonni est leur patience. Mais cette fois-ci, sans doute fatigué des longues semaines à bord du cuirassé depuis Kohral, l’humeur n’était pas à attendre. Des parties de dés et de cartes avaient même débutés. Et même lorsque les premiers échanges de tirs se firent audible, entre la DCa et l'aviation ennemie,aucun ordre de rassemblement ne fut donné.
Le subalterne qui les avait menés là quelques heures auparavant fit alors apparition peu après le feu des obusiers. Il ne semblait pas vraiment affolé du tumulte de l’extérieur mais était essoufflés. Il transportait un sac, auquel il accordait toute son attention. Il s’adressa au gradé le plus proche lorsqu’il entra dans la salle. Celui-ci hocha la tête avant d’hurler :

- Les chefs d’escouade ! Rassemblement.

Conti, ainsi que tous les autres de son grade rejoignirent le subalterne.

- Il faudrait que les chefs d'escouade mettent ça sur leurs casques, dernière instruction du capitaine. Il a dit que ça permettait de suivre vos actions ; normalement vous avez juste à le coller, après ça tient et ça fonctionne tout seul. D'après ce qu'on m'a dit, grâce à ça le commandement pourra vous aider, mais me demandez pas, je sais pas comment il va s 'y prendre.

* Ne nous fait-il pas confiance ? Aurait-il peur qu’un de nous fuit ? *
Cela ne plaisait pas trop à Conti, mai il ne posa pas de question. Après tout, voilà qui allez forcer les faucons à déployer tout leur talent.
* Monsieur le capitaine voudrait-il se confirmer notre réputation ? *
Conti sourit. Il attrapa une des caméras qui était dans le sac et retourna, nonchalant vers son paquetage. Il examina l’appareil. Un petit boîtier. L’objectif était en verre blindé et son inclinaison permettait à la caméra d’observer tout ce qui se trouvait devant l’homme qui la portait et pas seulement tout droit devant soi. Un micro, assez petit orné également l’appareil. Enfin, une antenne derrière l’appareil permettait la transmission et, peut-être même le calibrage radio. Une diode rouge était positionnée sur l’appareil.
Conti n’était pas encore arrivé devant son paquetage que le subalterne rajouta avec empressement :

- Vous devriez embarquer immédiatement, on sait jamais.

A ces mots, toutes les troupes de choc se rassemblèrent par escouade, récupérant leur barda ainsi que leur parachute. Conti ramassant son paquetage, glissa la caméra dans une poche ( il ne fallait pas qu’elle explose sous la pression de la descente ), et le remis sur son dos. Il empoigna son parachute qu’il s’affaira à mettre en place, comme tous les faucons présents. La large porte blindée vers les hangars s’ouvrit lentement, dans un bruit de vapeur s’échappant. Le hangar qui apparaissait n’était pas très impressionnant. Plutôt fins mais assez long. Tout au bout se trouvait un énorme élévateur, qui pouvait aisément accueillir une Valkyrie. Sur la droite, une autre porte blindée anti-explosion, fermées quand à elle. Sur la gauche, D’autres portes à codes. Certainement des dépôts vus les masses de matériel agglutinaient devant les portes. Des serviteurs les traversaient régulièrement, transportant des palettes aux techniciens. Et au centre, des plates formes de décollage. L’endroit était trop petit pour permettre un atterrissage. Les vaisseaux devaient sans doute attérir dans le hangar à coté. Sur ces plates formes, en réalité à peine surélevée, une vingtaine de Valkyries étaient disposées. Tous semblait indiqué qu’elles étaient prête au vol. La plupart avaient leur moteur en marche. Seul 3 d’entre elles n’étaient pas en place et quelques techniciens étaient penchés sur leur cas. Les pilotes étaient déjà dans leur cockpit. Seuls quelques agents et serviteur était postés devant les rampes des Valkyries. Le coté secret du hangar était assuré. Il y avait en réalité très peu d’activité. Seulement le personnel minimum requis à un décollage. Les appareils devaient certainement atterrir et être ravitaillés dans une annexe. Un homme en tenu de la marine impériale accourut vers les faucons qui pénétraient.

- Stop ! Stoooop ! Il arriva, essoufflé. Stop, arrêtez vous ! Il reprit son souffle. En bon ordre, s’il vous plaît. Les affectations. Je vais vous les donner.

Dans un calme qui faisait contraste à l’artillerie qui faisait feu en surface, les escouades de la 5ème compagnie prirent place devant leur Valkyries.
Conti et ses Falco Cherrug allèrent également se placer devant leur Valkyrie.

- On attend encore longtemps ? Demanda Ymir dont les traits ne trahissait aucune impatience.
- Hmm, une Valkyrie, on va devoir se serrer. Répondit Conti

L’agent de la marine affectait devant leur Valkyrie feuilleta diverse feuilles avant d’analyser les faucons devant lui, presque un par un. Outre le fait de l’étonnement, assez fréquent en vérité, dû à l’allure plutôt terrifiante des faucons l’agent inspecta les équipements qui allaient embarquer dans sa Valkyrie.
Les deux colonnes de faucons, à droite les Falco Cherrug, à gauche les Falco Cuvierii attendaient déjà depuis de longues minutes. Certaines escouades avaient pourtant déjà embarqués.

- C’est bon, montez ! Décida t-il enfin.

De nouveau, chaque soldat qui embarquait se défaisait de son paquetage et son parachute pour les ranger dans les casiers adaptés. Ce geste était devenu un réflexe. Il ne leur fallait même plus se concentrer sur ce qu’il faisait. Ensuite, chacun tira son siége à rabat de la paroi et tous s’assirent, comme à l’habitude. Machinalement, les hommes vérifièrent un par un les éléments de leur équipement. Aucune information ne leur avait encore été communiquée de la surface. Selon les instructions, tous les ordres seraient donnés lorsqu’il serait en altitude. Cela ressemblait de plus en plus à une mission suicide. Conti repensa à la caméra qui lui avait été fourni. Il se permit un léger sourire.

- Les gars, n’oubliez pas, vous êtes filmés. Montrons leur ce que nous valons, prouvons leur que notre réputation n’est pas qu’une rumeur. Je compte sur vous pour honorez l’Empereur à la façon d’un faucon ! On va leur couper le souffle !

~~ Navette paré à décoller

Mais il n'en fût rien. Les faucons attendirent alors de nouveau, que leurs navettes décollent, et qu’on leur transfère des données.
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Lun 3 Nov - 20:13

Maxwell reçut les ordres du QG, se rendant compte qu'il était peut être allé un peu loin dans sa prise de contrôle du système ... Les habitudes de travailler avec le soutien d'une inquisitrice derrière lui ... Il étendit son contrôle aux communications avec les Faucon.

"Bonjours, je suis le Technicien Maxwell Yskrager, je serais votre couverture sur le terrain. Il restera des tourelles opérationnelle au moment ou vous lancerez votre offensive, elle s'activeront au moment ou vous vous en approcherez, ne vous attaquez donc pas à elles. Vous pouvez également utiliser le code "Odin delta" pour demander un appui spécial, artillerie, tir anti-char ou soutien aérien, j'essaierais de faire aboutir votre demande dans les plus bref délais. De plus, si vous étiez amenés à revenir dans la base, les portes s'ouvriront automatiquement devant vous et les lumières s'éteindront si vous disposez de système de visée adaptés."

Simultanément, il reconfigura les tourelle, diminuant de moitié leurs boucliers pour augmenter leur puissance de feu, et rétractant une grosse moitié d'entre elles dans leurs rangements blindés. Les premières tourelles commencèrent à ouvrir le feu sur les unités en approche, concentrant leur tir sur les chimères, plusieurs tirs devenaient nécessaires pour abattre ces véhicules léger à cause de leurs écran énergétique, mais en permettant aux tourelles d'utiliser les données de leurs conjointes, il pouvait disposer d'un grand nombre de tir pour chaque chimère.
Malgré les pertes parmi leur appui blindé, et le barrage de tir qui passait sur eux, l'infanterie rebelle put approcher des lanceur individuels et projeter des roquettes antichar sur les défense de la base.
En quelques minutes, la progression discipliné des meilleures unités présentes atteint l'orée de la base, certaines forces de l'UHL se débattaient encore avec quelques tourelles folles. Maxwell abaissa au maximum leurs bouclier, permettant aux assaillants de les détruire pour continuer à progresser. Les rebelles atteignirent la ligne impériale, et il put se détacher un moment des combats pour en revenir à la salle où il se trouvait.

Les techniciens avaient achevé les préparatif et la plupart était retourné à ses consoles. Sur la trentaine de serviteurs disponibles, on avait put en blinder une dizaine qui avaient alors reçu des mitrailleuses légères, des lances flammes, ou dans un cas, pas moins de cinq fusils laser. Les autres serviteurs s'étaient vu doté des canons électriques disponibles, et chaque technicien avait une arme, depuis un petit automatique jusqu'au fusil laser.

Les gardes tenaient bien leurs positions, il repoussèrent une première offensive d'infanterie timide, puis un duo de chimère rescapée s'avança pour permettre à une colonne de fantassin de s'engager dans leurs sillage. Les gardes auraient pu les détruire au canon, mais ils se replièrent, Maxwell déverrouilla les porte en les laissant fermée pour permettre à l'UHL de pénétrer plus facilement dans la base ... Cela prit tout de même une bonne minute aux rebelles, et il se demanda s'il n'aurait pas du leur ouvrir la porte en émettant une douce musique.
Ils étaient prudents, trop prudent. Mais ils finirent par s'avancer à l'intérieur de la base, engageant les premières unités de Kantiens barricadés.

Maxwell revérifia une dernière fois ses données, les lieux qu'il pourrait immoler par le souffle incandescent de la machine, la répartition d'énergie, il en profita pour abaisser au maximum l'énergie des boucliers, inutiles visiblement, et la répartir entre les réserves et l'armement, il voulait conserver assez d'énergie pour sa tactique avec les ventilateurs.

Il finit tout cela en quelques seconde et envoya deux messages. Le premier fut diffusé dans toute la base. "Porte F-4 détruite, l'ennemi est dans Nyx" et le second au commandant.
"Votre plan est bien engagé, les Faucons auront leur soutien, la salle des machine peut tenir si nous subissons une attaque de faible ampleur, et les rebelles sont dans la base. A vos ordres Capitaine ..."

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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Dim 9 Nov - 11:10

[Maxwell]

Le plan initial s'était déroulé exactement comme prévu, à ceci près que les tourelles lasers étaient d'une efficacité minime, voire nulle contre les boucliers des chimères modifiées ; seules deux d'entre elles furent détruites, malgré le feu intense que certaines enduraient. L'infanterie subit plus de pertes, mais les dommages restaient raisonnables et elle put progresser assez rapidement. Les forces impériales s'étaient repliés très tôt, et l'UHL parvint rapidement à détruire les tourelles une fois arrivé près de l'entrée de Nyx.

Face à un tel succès et une piètre résistance, les troupes ennemies dans la base passèrent d'une formation disciplinée à des groupes plus détendues, pensant qu'ils devaient leur victoire temporaire à leur seul talent. Les caméras de la base, que les pirates ne prenaient pas la peine de détruire, permettaient à Maxwell de suivre précisément leur progression. Celui-ci reçut, au bout d'un certain temps, un message du capitaine Pellaon :

- Les faucons viennent de partir, surveillez leurs mouvements ; dès qu'ils auront sautés, vous pourrez utiliser tous les moyens à votre disposition pour exterminer l'UHL. Mais n'oubliez pas de garder un œil sur nos troupes aéroportées, et surtout évitez de les tuer sans faire exprès.

***
[Kite]

Soudainement, sans le moindre avertissement, une alarme retentit et la porte du hangar s'ouvrit dans un grincement assez bruyant pour que la zone ne soit plus secrète du tout. Les Valkyries sortirent immédiatement, et le pilote du véhicule de Kite profita du très court temps de trajet pour donner quelques détails supplémentaires :

- Des Maraudeurs vont effectuer une frappe juste devant Nyx, et ensuite un autre viendra lâcher des fumigènes ; vous sauterez dans les fumigènes, au milieu des carcasses et en essayant de pas tomber sur des véhicules en feu, puis vous rejoindrez l'intérieur aussi vite que possible, il leur faudra pas longtemps pour comprendre ce qui se passe.

Il aurait peut-être ajouter autre chose, mais à peine eut-il fini sa phrase qu'il cria : "Sautez !" Heureusement, tous les faucons étaient déjà prêts lorsque la rampe s'abaissa et qu'ils purent voir un nuage de fumée grise d'où émergeaient des flammes, tandis que les bruits des moteurs de la Valkyrie couvraient à peine les cris de panique des troupes ennemies.

C'est là-dedans que sautèrent les faucons.

***

[Alexander]

Les loups de Kaern avaient dûs, au grand désarroi de certains d'entre eux, se replier avec les forces de défense conformément aux ordres du capitaine. Alors que les faucons avaient pour ordre, appuyés par le technaugure, de désorganiser puis anéantir les lignes ennemis, les troupes de choc devaient s'assurer qu'aucun ennemi ne traverse la nouvelle ligne de défense, sous peine de voir la station tomber. Ils ne défendraient pas un point fixe, mais devraient faire preuve de vitesse et de capacité d'adaptation pour répondre aux demande de renforts dès qu'un point des défenses devenait fragile.

En attendant, ils s'étaient retranchés dans une des salles-bunkers, une de ces salles situées à des endroits d'une forte importance stratégique et dont le seul but était de permettre l'organisation d'une défense optimale. En l'occurrence, la zone menait directement au poste de contrôle des machines, et qui contrôlait cette endroit contrôlait Nyx.

La salle-bunker en elle même était assez grande et basse de plafond, et des plaques de plastacier d'environ un mètre et demi de longueur avaient été disposées de façon à ce que les défenseurs puissent se mettre s'abriter derrière elles tout en se couvrant mutuellement. Des tourelles étaient installés au plafond, pour le moment encore dans leurs réceptacles mais prêtes à faire feu sur simple pensée du technaugure qui supervisait les défenses.

Pendant que les gardes se mettaient en position, l'un d'eux informa le sergent Borkov que de nombreuses armes lourdes, allant du bolter lourd à l'autocanon en passant par le canon laser, étaient disponibles et qu'il pouvait les installer comme il le souhaitait. Les sergents des loups de Kaern, considérés comme plus expérimentés que les gardes "standards", avaient le commandement partout où il se trouvaient, et pourraient organiser les défenses eux-mêmes s'ils le souhaitaient.


[Kite, décris ce qui se passe depuis le décollage jusqu'au saut. Ensuite, les faucons se déploient et doivent sortir de cet enfer ; tu t'arrêtes quand vous est à l'intérieur, en sachant qu'il vous faudra traverser plusieurs dizaines de mètres dans ce qu'on peut gentiment appeler un "terrain difficile"...
Maxwell, comme convenu, une fois les faucons au sol tu peux bidouiller les commandes de Nyx pour infliger des pertes à l'UHL et diviser ses forces. Par contre hors de question que la mission se termine déjà, donc oublie pas de te modérer...
Alexein, tu peux organiser la défense de ta salle comme tu le souhaites ; des troupes ennemis "de base" (escouades de dix, armes laser, quelques grenades frags) sont en approche, décris la façon dont tu les accueilles.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Mar 18 Nov - 10:42

[ Voilà, excusez moi du retard, je suis vraiment désolé :S
J'ai abrégé pour ne plus perdre de temps et pour ne pas sortir un texte encore plus gros. Encore désolé
Par contre, c'est trop long ( je sais pas faire court :s ) donc, j'ai envoyer en deux messages.

Si vous voulez que je fasse plus court la prochaine fois, dites le moi, j'y ferai attention. ]


Après une attente qui semblait ne pas finir, une sirène se mit à hurler. Sans perdre de temps les Valkyries furent légèrement surélevées. Un bruit sourd et grinçant, la porte du hangar, se fit entendre. Les moteurs des Valkyries furent poussés à haute puissance.

- Paré.
- Paré.
- Paré.

Le mot avait circulait du bout de la soute jusqu’au cockpit.

- Navette, on décolle.

Les derniers préparatifs et ultimes vérifications avaient été fait depuis un moment. Chaque faucon était collé à son siège. Un silence mortuaire avait pris place. Seul les deux sergents d’escouade se tenaient debout devant la porte de la soute. Ils s’accrochèrent à ceux qu’ils pouvaient pour résister à la puissance du décollage. Le bruit du moteur couvrait tout autre son.

- Décollage.

La poussée des moteurs propulsa la navette en l’air, en même temps que, selon le vacarme, toutes les autres Valkyries. Les pieds des sergents glissèrent avec la puissance du décollage mais les deux étaient encore debout. Alors que la navette se stabilisait, un adjoint au pilote vint se présenter. Kite mit alors son casque, sachant bien qu’entre l’entrée de Nyx et ses hangars, le trajet serait cour.

- Des Maraudeurs vont effectuer une frappe juste devant Nyx, et ensuite un autre viendra lâcher des fumigènes ; vous sauterez dans les fumigènes, au milieu des carcasses et en essayant de pas tomber sur des véhicules en feu, puis vous rejoindrez l'intérieur aussi vite que possible, il leur faudra pas longtemps pour comprendre ce qui se passe.

Kite acquiesça, et enfila son respirateur. La navette bascula, elle venait de faire demi-tour. L’adjoint se pressa de sortir de la soute.

- Sautez dès que vous pourrez !

La porte se referma

- Unités ! Debout !

A l’unisson, les sangles de sièges se décrochèrent et, en bon ordre, chaque soldat enfila son parachute, son barda et attachèrent leur fusil. Ceux qui ne l’avaient pas fait attachèrent leur respirateur et abaissèrent leur visière. La lumière de la rampe passa au rouge.

- Vite ! Par groupes ! Bâbord et Tribord, préparez vous à sauter !

Sur l’ordre, les troupes de choc se mirent en ligne, une escouade de chaque coté de la soute. Conti remonta la file de ses hommes qui s’accrochaient pour ne pas trébucher dans la soute si la navette vrillait et empêcher ainsi un saut. Il inspecta chaque homme de son escouade mais il avait une confiance absolue en chacun d’eux, il les savait tous prêt. A peine eut-il rejoins le bout de la soute que la lumière passa au vert clignotant. Il s’agrippa d’une main à la barre au plafond de l’appareil.

- Falco Cherrug prêt au saut !
- Falco Cuvierii prêt au saut !
- 30 secondes !

Quelques secondes après, la rampe s’abaissa. Une tornade de poussière et cendres volcaniques agressa les hommes. Conti pensa aux hommes de l’UHL plus bas, ils n’avaient ni respirateur, ni visière. Il s’agissait bien d’un assaut désespéré. La navette était secouée par les intempéries et les faucons avaient du mal à rester stable. Bientôt, la fumée se manifesta. Les bruits des combats se faisaient maintenant audible par-dessus les bruits des moteurs de la Valkyrie.

- 5 secondes ! Faucons, déchirez les cieux ! A la gloire éternelle de l’Empereur !

Le voyant de la rampe se stabilisa au vert.

- L’avant ! Sautez ! Et bonne chance.

Conti donna une tape amicale aux premiers faucons qui se jeta dans le vide, suivis, régulièrement par un faucon. Le dernier arriva, puis il ne resta que les deux sergents dans la Valkyrie.

- On se retrouve en bas.
- T’en fais pas y’aura plus personne en bas quand vous arriverez.

Puis ils se laissèrent tomber dans le vide.
Ils eurent enfin une vision sur ce qu’il se passait à l’extérieur. Enfin, une vision minime. Conti vit d’abord l’escadrille de Valkyries au dessus de lui, elles disparurent dans la fumée. Le bruit des moteurs, suivis par le bruit d’explosion trahissait le passage des premiers maraudeurs. Conti se mit à la verticale, la tête vers le bas. Plus bas, son escouade chutait de la même façon. Ils sautaient dans la fumée. A la vitesse que la chute libre offrait, les faucons passaient entre la poussière et les cendres et elles réduisaient moins leur vision mais en dessous d’eux, la fumée s’échappait de point régulièrement espacé, ce qui couvrait le sol. Conti en déduisit qu’il devait s’agir des défenses de Nyx détruites. Les autres points, était sans doute les carcasses des véhicules ennemis.

- Falco Cherrug, groupez-vous ! Stabilisez vous à même hauteur.

Ils n’avaient pas sautés très haut, et dans une situation ou la visibilité était impossible, mieux valait se regrouper et tomber en puissance. L’escouade allait traverser la fumée. Ils perdirent alors absolument toute visibilité. Mais cela dura très peu de temps et bientôt, mis à part les cendres volante qui gênaient encore la vision, chacun pu voir avec précision la zone en dessous. Nyx était tombé. Ses murs plus exactement. Ils étaient perforés en certains points mais la majorité des forces ennemies se précipitaient à l’assaut de la porte grande ouverte. Toutes les tourelles laser avaient été explosées. Quelques emplacements de tourelle automatique étaient encore intacts mais elles ne semblaient pas effectives. Une unique carcasse de véhicule se trouvait près des murs. Des nombreuses formations de soldats approchaient des murs amenant munitions et autres armements lourds. Des chimères progressaient difficilement, il y avait aussi un ou deux petits canons de siège. Ces véhicules ne semblaient pas normaux, un hale lumineux les entouraient et leurs peinture paraissait instable. D’autres colonnes de fumée s’échappaient de divers points dans les roches, certainement des tourelles cachées, mais elles étaient détruites. Au point exacte en dessous des faucons, des hommes s’affairaient à transporter du matériel vers Nyx et des escouade d’infanterie attendez d’être demandé en renfort.Quelques chimères tentaient d’avancer non sans difficultés.

- C’est pas bon ! On leur tombe dessus !

Avant que Conti ne puisse observer d’avantage ce qui se trouvait plus bas, un maraudeur passa très près et du sol. Il avait déployé des fumigènes, et, une dizaine de secondes après que les bombes fumigènes eurent touché le sol, la nouvelle fumée avait pris place et rendait de nouveau le sol invisible. Evidemment, faucons et hommes de l’UHL ne voyaient plus rien mais l’objectif était que les faucons touchent le sol vivant. Une fois cela fait, ils pourraient riposter à un tir venant du sol.

- Basculez ! Ordonna Conti

Et sur son ordre, chacun bascula pour présenter leurs pieds au sol. Les faucons pénétrèrent le nuage de fumigènes. Toute l’escouade devait maintenant compter sur Conti pour ne pas s’écraser et activer les parachutes à temps. La radio grésilla :

- Falco Deiroleucus sur position. Aucune résistance.
- Falco Peregrinus sur zone de saut, lourde opposition de blindés !
- Compagnie, déployez vous selon les ordres ! N’attendez pas au point d’atterrissage, poursuivez la mission.

Conti ne se laissa pas distraire, ils approchaient rapidement du sol.

- Falco Cherrug ! Déployez les paras ! Maintenant !

En même temps qu’il prononça cet ordre, le sergent activa son propre parachute. Sa chute fut considérablement freinée, il se concentra sur l’état de ses hommes .Conti ne les voyait plus. Il ne voyait pas non plus le sol. Il se fiait au données de sa tablette au poignet pour déterminer l’altitude et la position de ses hommes et lui. Il était tous vivant et avait tous activé leur parachute. Conti était le plus bas et atterrirait le premier. Plus que quelques dizaines de mètres.

- Falco Cherrug attention atterrissage. Battez vous pour tuez l’ennemi, pas pour sauver vos vies, battez vous pour l’Empereur, pas pour votre propre gloire, et battez vous jusqu’à la mort, un faucon bat toujours des ailes !

Le parachute peut très bien faire atterrir un homme aussi doucement qu’une feuille qui tombe d’un arbre, mais il fallait bien imposer la puissance et la crainte lors de la chute. Chaque seconde gagnée jusqu’au sol est précieuse. Les faucons atterrissaient donc avec une certaine violence. Chacun d’eux provoquant un tremblement sous ses pieds, l’effet de toute une escouade pouvait être dévastateur sur le moral d’un homme qui ne voyait et ne comprenait pas ce qui se passait au beau milieu du fumigène. A peine l’escouade eut-elle touchée terre que des cris de panique mêlaient à des cris d’incompréhension se firent entendre. Même pour une troupe de choc, il faillait bien deux à trois seconde pour se remettre de tout le poids que devait subir les hanches du faucon. C’était le moment le plus dangereux. A travers un fumigène, ce problème n’existait plus.
Conti toucha terre. Dans un réflexe rapide et précis, il porta son fusil à l’épaule et sortit son couteau de combat.

- Falco Cherrug ! Autour de moi !

Les cris des hommes de l’UHL s’intensifiaient. Ils savaient que quelque chose était apparu là, au milieu du fumigène mais s’ils tiraient, ils risquaient de tuer leurs propres hommes. Conti courut en direction des cris. Il ne fit que quelques mètres qu’une silhouette apparut alors. Il colla la pointe de sa lame au dos de l’homme.

- Qu’est ce que … Commença t-il.

Le sergent impérial le transperça en deux. Il ne s’agissait pas de l’accent harakonien. D’autres silhouettes se dessinèrent devant lui, le fusil levé, appelant sans doute leurs camarades. Conti les abattit, sans hésitation avant de continuer à avancer. Il se retrouva vite encercler.

- Kite. L’escouade est au sol, tinta le vox
- Eliminez les gêneurs du point de chute et rassemblez vous !
- Compris., terminé.

Des décharges laser se firent entendre, dans un unique sens. Et bientôt, des fusillades éclataient dans le brouillard. Conti approcha d’un homme au fusil levé. D’un bond, il se plaça devant lui. Un coup dans l’avant bras dévia son arme, un coude dans l’estomac le fit se plié en avant, un direct du gauche dans la mâchoire le mit à genoux puis Conti planta son couteau dans la gorge de l’homme. Il émit des sons sporadiques en levant inutilement les bras pour retirer la lame.

- Entre les serres d’un faucon, la proie ne peut pas s’échapper, lui murmura Conti.

Il retira la lame, mais les dents de celle-ci avaient certainement lacérées la trachée de l’homme.

- Baïonnettes au canon ! Ordonna Conti à travers le vox.


Dernière édition par Kite Conti le Mar 18 Nov - 10:45, édité 1 fois
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Kite Conti

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Fonction : Sergent faucon, troupe aéroportée, expert en démolition.

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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Mar 18 Nov - 10:44

Les hommes l’avaient certainement déjà fait. Conti profita d’un cours répit pour fixer la sienne au bout de son fusil laser. Il se savait toujours encercler même si ses assaillants n’étaient peut-être même pas au courant de sa présence. Il avança, avec comme ferme intention de traverser n’importe quelle ligne qui bloquerait son passage. Comme pour répondre à cette intention, il tomba face à face avec une escouade ennemie.

- Devant ! Un bâtard impérial !

Conti lui cloua le bec ainsi qu’un autre à l’aide de son fusil laser. Il était persuadé d’en avoir touché un troisième. Il était entraîné et conditionné, et beaucoup plus réactifs que les pauvres paysans face à lui. Avant même qu’ils ne tirent quelques misérables munitions au sol, Conti se rua devant un des corps qu’il avait abattu pour s’en servir comme d’un bouclier humain. Lorsque les hommes stoppèrent le feu, rechignant apparemment à mutiler le corps d’un de leur camarade, Conti poussa le corps derrière lequel il se trouvait et planta sa baïonnette au plus profond de la poitrine du premier homme devant lui. En pivotant sur le coté et d’un revers de main, son couteau vint mordre dans les chairs du visage d’un autre homme qui tomba à genou en hurlant. Les trois derniers homme en face de lui ne réagirent pas aussi vite qu’ils auraient voulu et, le temps qu’ils lèvent leurs fusils, l’harakonien envoya son pied dans le ventre d’un des survivants suivis de son poing dans la mâchoire. Il dégagea ensuite sa baïonnette de la poitrine de son ancienne victime en tirant quelques lasers qui endommagèrent encore plus la poitrine de l’homme. Il porta son arme au dessus de l’homme qu’il venait de mettre K.O et abattit un nouvel assaillant, il n’en restait plus qu’un. Pris de peur, il tira. Sa première balle se logea dans l’épaule de son camarade qui n’était alors que sonné, la décharge suivante rata le faucon et une balle rebondit contre l’armure carapace du faucon. Celui-ci se projeta de tout son poids sur sa dernière proie et y enfonça son couteau, en décrivant un large cercle. Il tomba dans une flaque de sang. Conti se rapprocha alors du dernier homme vivant, toujours à genou et qui essayait d’arrêter l’hémorragie de sa joue en appuyant pitoyablement avec ses mains. Sans perdre d’avantage de temps, Conti logea sa lame à travers l’œil du mutilé. Dans un dernier souffle, il s’éteignit.

- Falco Cherrug, faites l’appel ! Et situation ! Dit-il une fois son carnage terminé.

Un à un chacun de ses hommes répondit d’un présent. Chacun était plongé dans des combats bref et à sens unique. Il ne rencontrait que des hommes isolés, perdus et parfois des escouades qui étaient généralement vite anéanti.

- Convergez vers l’ouest, nous devons nous rassembler. D’autres, mieux préparés ne vont pas tarder à venir et…

Un long rugissement le coupa. Un homme le chargeait avec une longue épée qu’il abattit sur le faucon. Celui-ci absorba le choc du coup et renvoya quelques coups rapides vers le visage de son attaquant qui les dévia facilement de son épée. Il donna un coup de taille qui aurait décapité un homme ordinaire mais un faucon est grand, et l’homme en face ne pouvait pas espérer décapiter un harakonien tant qu’il serait debout. Conti para le coup et envoya son pied dans l’estomac de son adversaire qui fit un pas en arrière. Le faucon tenta alors de le désarmer mais il recula sous la menace du poing adverse. L’homme de l’UHL envoya un revers d’épée vers le bras de Kite. Et Kite plongea dessus. Ce n’était ni de la folie, ni de l’arrogance. Une troupe de choc connaît les capacités de son équipement. La lame n’entailla qu’à peine l’épaulière de Conti et celui-ci profita de la surprise de son adversaire pour lui planter son couteau dans la jugulaire. Son vox tinta.

- Kite ?
- Toujours en vie. Il reprit son souffle. Exécution ! Vers l’ouest !

Mieux valait ne pas sauter pour sortir du fumigène et ainsi attirer tous les tirs. Les faucons progressèrent à pied. Seulement 85 secondes s’était écoulées depuis l’atterrissage. Conti croisa encore deux hommes, qu’il abattu dans le flanc sans mal. Il en croisa un troisième.

- Flamme !
- Brasero !

Un mot de passe de reconnaissance comme il en existe des milliers. Conti avait trouvé un faucon.

- Les autres ?
- Ils se sont dispersés quand les hommes de l’UHL ont fait feu au milieu du fumigène, et de nous.
- Des blessés ?
- Pas que je sache.

Conti passa sur le circuit privé d’escouade.

- Ne vous arrêtez pas ! Des dégâts ?

Il n’y en avait pas. Certains avaient juste été trop ralentis.
Conti passa sur circuit fermé.

- Compagnie, ici Falco Cherrug. En rassemblement près du point de chute.
- Ici Falco Cuvierii. Falco Cherrug nous sommes au nord, nous tenons la position et vous attendons pour soutien. Plusieurs chimères en approche.

Les autres unités faisaient elles aussi leur rapport. L’ennemi semblait avoir récupéré un minimum d’organisation. Tout semblait indiquer qu’ils sortaient du fumigène. Conti se rappela, ce qu’on lui avait donné quelques heures plus tôt. Il sortit d’une poche de son barda la petite caméra. Il la fixa à son casque et le faucon qui courait à ses cotés lui indiqua qu’une diode rouge s’était allumée. Une quarantaine de secondes plus tard, l’escouade était rassemblée au sommet d’un talus à l’ouest du fumigènes qui se dissipait. Quelques fusillades mineures avaient éclataient. Des petits dépôts de munitions ou des chariots transportant du matériel de combat avaient été rencontré, puis piégé. Le plus proche mur de Nyx se trouvait précisément à 98mètres. La distance aurait pu être parcourue en quelques sauts, mais ils auraient été trop rapidement repérés par les forces de l’UHL plus en avant. Plusieurs formations d’infanterie s’étendaient entre les faucons et Nyx. Certaines appuyés par des chimères. Toute la compagnie harakonniene était dispersée en ligne, à une centaine de mètres des murs. Le fumigène se dissipant, les faucons seraient bientôt totalement coincé entre les attaquants de l’UHL, ceux qui s’étaient trouvés dans le fumigène et l’arrière garde de l’armée qui approchait. L’escouade des Falco Cherrug se trouvait au sommet d’un cratère, dont le sommet opposé était surplombé des murs de Nyx. Celle des Falco Cuvierii, qui devait les couvrir jusqu’à Nyx se trouvait plus à l’ouest, et un peu plus en avant, au sommet du cratère.

- Falco Cherrug, en avant ! Cuvierii, nous faisons route vers Nyx. Faites un vol croisé au dessus des groupes ennemis, il faut faire un maximum de dégât.
- Reçu, en avant.

Depuis qu’ils s’étaient arrêtés, Conti ressentait alors la chaleur cuisante de la planète. C’était très peu supportable. Mieux valait vite rejoindre Nyx.

- Allons-y !

Les Falco Cherrug sautèrent depuis le haut du cratère droit sur une petite formation d’infanterie. Les faucons soumirent leur ennemi à une pluie de laser avant d’envoyer de petits cadeaux explosifs à leur atterrissage. Il ne restait déjà plus personne. Un peu plus réactif que les précédents, des hommes de l’UHL chargèrent les faucons, soutenu par une chimère.

- Ecartez-vous ! Respectez les intervalles ! Cuvierii ?
- En place.
- 5 secondes !

Chacun des Falco Cherrug se dispersa en baissant la tête, tirant en tir de suppression pour bloquer l’ennemi. Les Falco Cuvierii débouchèrent alors du haut du cratère à l’est des hommes de l’UHL. La chimère, qui venait juste de commencer son feu sur les Cherrug fut éventrée au fuseur. Elle avait aussi ce drôle de champ autour d’elle, et il fut bien quatre tirs directs de fuseur pour en venir à bout. L’infanterie, prise entre deux feus, se stoppa pour contrer ce nouvel assaut mais de lourdes pertes avaient déjà été commises et les faucons venaient déjà de ressauter vers l’avant. Ils atterrirent près de trois espèces de chimère, reconverti pour transporter une grande quantité de matériel. Les Cuvierii continuaient leur course au sommet du cratère, tirant frénétiquement à l’est comme à l’ouest. Les Cherrug, avaient laissé quelques charges explosives près des véhicules ennemis et ressauter de nouveau vers l’avant. De brèves fusillades se déclaraient partout au fond du cratère. Les escouades ennemies qui se déployaient essayaient de prendre à parti les faucons mais les Cherrug été beaucoup trop mobile et les Cuvierii soumettaient les hommes qui auraient le malheur de se trouver à découvert à des murs de tirs de laser et, quand la portée était bonne, au faisceaux brûlant des fuseurs. L’UHL avait du mérite. La plupart de ses hommes étaient en tenue de combat standard de la garde. De l’équipement volé sur des avant-postes perdu sans doute. La grande majorité des soldats de l’UHL n’avaient cependant que de fines écharpes pour se protéger des cendres.

- Allez ! Vers les murs !

Un convoi de quatre chimères arriva pour bloquer les faucons. La chimère de tête fut abattue au fuseur, de nouveau, de nombreux tirs directs furent nécessaires. La seconde sauta sur plusieurs grenades anti-char qui avaient atterris devant elle. Les deux dernières purent faire sortir la totalité de leurs hommes. Et avant même que les hommes se soient réunis, les Falco Cherrug leur tombèrent dessus. Conti atterrit directement sur un des hommes. Son poids, combiné à celui de son armure carapace, de son paquetage lourd, de son parachute et de la puissance de la chute ne laissa aucune chance au pauvre homme. Sa cage thoracique fut complètement enfoncée vers sa colonne vertébrale. Conti fit glisser une de ses grenades anti-char à l’intérieur de la chimère. Les faucons n’achevèrent même pas les derniers hommes. Ils sautèrent à nouveau plus loin. La dernière chimère subit un tir de fuseur qui détruisit ses chenilles et l’immobilisa. Son multi laser essayait tant bien que mal de se calibrer sur une cible. Ce n’était pas normal. Un tir de fuseur aurait dû complètement exploser une simple chimère. Une espèce de champ de force les entourés, absorbant la majorité de la puissance des tirs directs. Néanmoins, un explosif bien placé pouvait toujours leur faire entendre raison. Une ligne complète de l’homme de l’UHL les attendait à l’atterrissage. Le barrage de tir de laser toucha un faucon à l’épaule qui chuta sur le dos. Cette fois-ci ils furent totalement cloués au sol.

- Baissez la tête ! Baissez-vous ! Que quelqu’un aille chercher le blessé !

Conti analysait la situation, en répondant par de brève salves de laser à ses adversaires. Alors qu’il allait jeter un coup d’œil sur l’environnement, un tir de plasma explosa totalement son petit abri de débris. Pris de cours, il roula sur le coté et fut atteint plusieurs fois au dos et aux épaules. Il se plaqua au sol derrière un léger talus. Tous les faucons, sans exception étaient bloqués par l’ennemi dont le feu se vit soutenu par l’arriver d’une chimère. L’ennemi disposait de plusieurs armes à plasma qui obligeaient les impériaux à être constamment en mouvement quitte à traverser le tir de barrage ennemi. Un faucon eut l’épaule arracher par le multi laser de la chimère et il mourut dans un horrible cri qui résonna dans le vox.

- Cuvierii, aux murs ! Avancez quand vous pourrez !
- Trop d'hommes !

Conti sortit un appareil de visée standard de la garde. Il vit la résistance à laquelle s'opposait les Cuvierii.

*Bordel, pas de temps à perdre*

- Odin Delta ! Ici Falco Cherrug ! Odin Delta, demande de tir d'artillerie, coordonnées 9-1-16-54-2, faites un tir d'efficacité !

Conti voulût admirer le spectacle mais lui aussi avait quelques problèmes. Les soldats de l’UHL commençaient à avancer. Conti ne pus s’empêcher de penser un * Débutant ! Idiot ! *

- Alpha faites un bond ! Les autres aux murs !

Ensemble, la moitié des Falco Cherrug bondirent droit sur leurs adversaires. Fusil en bandoulière, la plupart avaient les mains prises. En même temps, les obus de l'artillerie, à laquelle Conti avait donné des coordonnées de tirs, touchèrent le sol. Ils provoquèrent la diversion parfaite. Ces pauvres paysans de l'UHL. Ils n’avaient toujours pas compris ! Les tirs s’intensifièrent mais tous les faucons purent lancés leurs charges explosives directement dans les rangs ennemis. C’était dangereux, mais le temps était compté. Des hommes de l’UHL apparaissaient déjà aux sommets du cratère. Qu’importe, ils apprendraient à leur dépend qu’une charge explosive laser pouvait aussi faire une très bonne mine. La moitié des Falco Cherrug arrivaient au pied du mur, traversant une nouvelle fois des dépôts de munition où ils déversèrent leurs explosifs. Les Cuvierii progressaient difficilement. A ce moment précis, Conti ne savait pas combien des hommes qui avaient lancés leurs charges dans les rangs de l’UHL étaient encore vivant. Les détonations de ces charges furent l’exemple même du carnage. Des gerbes de sangs se dispersèrent sur des mètres, des corps volèrent en éclats et des hurlements se firent entendre. Conti fut frappé sur la tête par un bras puissant, assez large et musclé. Mais son propriétaire n’était plus au bout et le bras sanglant tomba pitoyablement au sol. Profitant du désordre, tous les faucons sautèrent vers les murs en dispersion totale, il n’y avait plus un semblant de formation. Les tirs de l’UHL se faisaient aussi grandement désordonnés. Une tourelle laser avait surgi du sol et immobilisé la chimère. Son champ de force l'empêchea néanmoins d'être détruite. Et lorsque la dernière charge explosa, emportant avec elle des stocks de munitions et de carburants non négligeable, les faucons étaient déjà au pied des murs de Nyx. Sans perdre d’avantage de temps, ils le franchirent et atterrirent sur un toit recouvert de cendres, tout en étant accompagné des derniers tirs des hommes de l’UHL. De nombreuses explosions se firent également entendre. Des mines laser sans doute, venaient d'être activés.
Conti jaugea la situation. De nombreux points fumants parcouraient la zone devant Nyx, et les dernières détonations des charges posées sur les dépôts se faisaient entendre. La zone de la porte de Nyx n’avait subi aucune attaque de la part des faucons. Elles étaient gardées par un nombre effarant d’ennemi et aucune frappe tactique, quel que fut l’escouade de faucon qui s’y serait engagé n’aurait pu se retrouver rentabilisé. Les faucons avaient parfaitement réussis en un point. La désorganisation était totale. Et les pertes humaines n’étaient pas négligeables. Conti n’avait lui perdu que deux hommes. Ils ignoraient alors la situation des autres unités. Néanmoins, ils y avaient eu bien peu de cible prioritaire à détruire. L’UHL manquait vraiment de matériel, ou bien il avait déjà beaucoup progressé dans Nyx. La base était peut-être déjà entre les mains de l’UHL. Jetant un dernier regarde aux cratères fumants devant Nyx, Conti soupira.

- Ici Falco Cherrug. Nous sommes dans Nyx.
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Sam 22 Nov - 1:37

C'était le chaos ... Dehors, certe, Maxwell pouvait le voir grâce aux caméras,; mais aussi à l'intérieur. La salle de commande était dans le désordre le plus complet, des techniciens courraient de droite à gauche, d'une console à l'autre dans l'espoir de maintenir l'ensemble des défenses de Nyx opérationnelles.
Le technaugure activa les hauts parleurs par leurs de la base et se mit à chanter, il n'avait eu une très belle voix, forte et douce la plupart du temps, mais avec quelques accès rocailleux, il existe bien mieux pour chanter.

"L'empereur est tout, il est au dessus de nous en cette heure. Nous sommes Ses enfants, nous sommes Son bras, nous sommes Son courroux, nous sommes Son épée, nous sommes Son fusil, nous sommes l'expression de Son jugement. Et il est temps de déchainer Son souffle !"

Il avait finit de charger les accumulateurs de secours 3B et 3C, il redirigea leurs énergie vers les aérations 45-RT et canalisa le tout vers le point F-21, une intersection où de nombreux rebelles progressaient en poursuivant une escouade de Kantien. L'air atteignit subitement 400°C avant de se réchauffer encore, la porte anti-lave se referma juste derrière le passage des impériaux, laissant des hommes à moitié carbonisés gratter la surface d'adamantium des battant.

Lançant ses cantiques en enregistrement dans toutes les parties occupées par l'UHL, il comptait autant les déstabiliser qu'encourager les impériaux, même si la voix était un peu trop monocorde et qu'il n'avait pas l'éloquence d'un prêtre impérial, c'était mieux que rien; il lâcha le souffle infernal de Nyx sur les envahisseurs, activant les tourelles de défense partout où cela lui était possible, scellant toutes les portes qui pourraient ralentir l'offensive ... En un point, il ferma même une section entière et la noya sous de la poudre anti-incendie avant que les rebelles aient eu le temps de détruire les porte, condamnant à l'étouffement une vingtaine d'hommes. Mais au final, cela n'était pas autant qu'il l'aurait voulut, si seulement cette base était conçue pour la guerre !

Il entendit quelque chose sur les vecteurs externe ... Un Odin-Delta ! Les faucons ! Il se tourna instantanément vers l'extérieur, et en finit en une demi douzaine de seconde. Il reconstruisit les arrangements des lignes de défenses nouvellement en place, s'assurant de leur bon fonctionnement, il affina ensuite les coordonnées du sergent de l'aéroportée grâce à ce qu'il voyait et relaya les données de tir à l'artillerie et à l'aviation, définissant même quelques cibles supplémentaires.
Il retourna son esprit dans Nyx, déchainant la Machine sur Ses ennemis, brulant, écrasant, noyant tous les rebelles qu'il pouvait ... Mais il y en avait trop, et il n'avait pas assez de moyens ...

L'Yskrager eut un moment de flou en entendant, physiquement, cette fois, des cris et des tirs venant des hommes chargés de gardé la salle de contrôle ... Il espérait qu'il n'aurait pas à dégainer ses dragons ...

[t'inquiète pas Kite, si c'est pour avoir droit à cette qualité, on aurait même put attendre un peu plus ^^]

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Re: Défense de Sarapin

Message  Alexander Borkov le Sam 22 Nov - 10:44

Un nouveau combat et une nouvelle victoire pour l’Empereur, telle fut ma prière avant de commencer à donner les consignes dans la salle. Cinquante hommes sous mes ordres étaient dispersés dans cet objectif majeur, il allait falloir redonner de l’ordre dans tous ça. Et afin de se faire entendre, rien de mieux que de pousser la gueulante :

« En rang bande de couilles molles ! Face à moi ! Non mais où vous avez été entraînés bordel ?! Chez les joyeuses ballerines ? EXECUTION ! »

Et ça porta ses fruits, de toute façon ma paire de botte ferrée était bien serrée, au cas où… Le temps nous manquant je ne fis pas dans les fioritures :

«  -Sergent Deimos, au rapport, demandai-je pendant que la triple rangée de gardes se dressait fièrement face à moi.
-Cinquante soldats prêts camarade et ce en plus des deux escouades de troupes de choc dont nous disposons. Deux bolters lourds, un canon laser et deux autocanons sont présents dans la salle. Nous avons ramené une caisse de lance-grenades, et disposé celles de munitions à travers la salle. Nos loups ont quand à eux deux lance-flammes en plus de l’équipement courant.
-Bien, et maintenant je m’adressai aux troupes : Combattants de l’Empereur ! Nous sommes en ce jour confrontés à une épreuve de taille, tenir nos positions face à un ennemi deux voir trois fois plus nombreux, dans une immense salle. Cependant, nous avons les moyens de les repousser. Tout d’abord j’aimerai savoir qui sont les hommes autres que simple soldat dans votre peloton ?
-Caporal-chef Sanchez sergent, commença un individu en avança d’un pas, celui-ci était armé pour le corps-à-corps.
-Sergent Griggs chef, continua un autre individu.
-Caporal Darius sergent, finit le dernier.
-Vous vous attribuerez chacun une part égale des troupes, je veux de la flexibilité, le sergent Deimos ci présent ainsi que moi auront le contrôle total des forces si besoin est, en attendant je vous donne vos ordres et vous vous conformez à la stratégie prévue.
-A vos ordres, lancèrent-ils. »

Cette parlote commençait à me gaver, cependant je me devais de leur faire comprendre ma tactique. Celle-ci était que mon équipe de troupes de choc serait en appui en deuxième ligne sur tout le front, ce qui faisait 100 mètres de large. La première ligne serait tenue par le sergent Griggs qui me semblait assez compétent, le front aurait à tenir le plus longtemps possible derrière les barricades et les positions semi-fortifiés. A mon ordre ceux-ci se replierait en seconde ligne sous notre soutien et cela continuerai jusqu’à ce que nous soyons tous morts ou que nous ayons le dos contre le mur, de toute façon c‘est la même chose. J’avais pour ne pas laisser les rebelles trop s’enfoncer dans la salle fait installer divers pièges, claymores et autres, ils allaient en baver.

Mais alors, de violentes explosions se firent entendre derrière la porte principale. Ils étaient là… A mon commandement les unités se mirent en position, j’accompagnai Griggs dans le cordon défensive primaire. Dans notre dos, les servants d’autocanon armèrent leurs engins, bien à l’abris derrière les épaisseurs de plastacier et de plasbéton. Les hommes étaient tous en place, armes parées, le moral gonflé à bloc par les cantiques du techno prêtre, quand soudain…


Dernière édition par Alexander Borkov le Mer 13 Juil - 1:18, édité 1 fois

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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Lun 24 Nov - 0:07

[Tant que tes posts sont toujours aussi bons et qu'ils ne sont pas hors-sujets (cad qu'ils respectent les limites données en HRP) ya aucun problème Very Happy
'Fin bon, évite quand même de trop ralentir le jeu.]

[Kite]
Les faucons, après une bataille acharnée, parvinrent à pénétrer dans Nyx avec la satisfaction d'avoir pu entamer les rangs ennemis dès leur arrivée. L'UHL commençaient à se réorganiser à l'extérieur, mais les renforts qu'il envoyait à ses troupes à l'intérieur étaient fortement ralentis par Yskrager, ce qui offrait encore une importante marge de manœuvre aux Faucons. Ceux-ci ne recevaient aucune instruction supplémentaire de la part du commandement impérial, ce qui signifiait clairement qu'ils devaient s'en tenir à ce qu'on leur avait dit, à savoir désorganiser l'ennemi.

Les actions de Maxwell forçait l'ennemi à éviter certains passages, et il pouvait en condamner d'autres, et on pouvait maintenant affirmer que les escouades ennemis étaient totalement divisées et isolées, chacune tentant de remplir ses objectifs ou simplement de survivre en territoire hostile. Certaines tentaient de se replier, mais tout laissait penser que les officiers ennemis n'avaient toujours pas ordonnés de retraite générale, et l'ennemi continuait d'avancer ; cependant, ils étaient tout de même prudents car les chefs d'escouade avaient été avertis de la présence des troupes aéroportées impériales, et les batailles à venir seraient plus difficiles que l'affrontement initial.

***
[Maxwell]
Aucun homme parmi les rangs ennemis ne s'était attendu à ce qu'il soit possible d'infliger des dégâts avec les dispositifs utilitaires de la station, et les troupes à l'intérieur étaient totalement prises au dépourvu, se débattant tant bien que mal avec les tourelles ennemis et évitant comme la peste certaines zones qu'elles considérées maintenant comme trop dangereuses. Le technaugure parvenait à capter la plupart des transmissions ennemis, qui étaient d'abord des cris de panique, puis des demandes de renforts ou d'autorisations de repli.

Les forces ennemies ne devaient pas se replier, et avaient pour ordre de se diriger en priorité vers le centre de contrôle de Nyx. Des renforts devaient arriver, mais des forces aéroportées impériales, celle de Nyx, avaient générés un chaos imprévu, et il allait falloir du temps avant que la force de l'UHL ressemble de nouveau à une armée.

Une communication radio en particulier attira l'attention d'Yskrager :

- Mais putain, je vous avais bien dit que ce genre de conneries allait arriver ! Mes hommes sont en train de crever et ils peuvent même pas se défendre, alors balancez-moi cette IEM !
- La frappe IEM ne devait être effectuée qu'en dernier recours. Mais nous nous en occuperons.
- Et il parait qu'ils ont envoyés des gars dans nos rangs, des genres de paras je crois. C'est la merde ici, alors si vous voulez envoyer vos Elites, c'est le moment !
- Reçu, mais ces hommes sont précieux, vous serez tenu pour responsable de la perte de chacun d'entre eux. Poursuivez l'opération, notre canon IEM est en préparation, les Elites débarqueront dès que Nyx sera hors service.
- Voilà ce que je voulais entendre, putain... Nand, terminé.

***
[Alexein]
... une troupe désorganisée d'ennemis entra en trombe dans le bâtiment. Tout portait à croire qu'ils avaient déjà souffert avant d'en arriver là, et ils n'avaient aucune chance contre les défenses imposantes auxquelles ils devaient faire face. La première vague fut massacrée, et il n'y eut aucune perte dans les rangs impériaux. Il y eut une petite pause, suivie d'une volée de grenades fumigènes lancées devant l'entrée. Sans attendre d'en recevoir l'ordre, les gardes ouvrirent le feu et des salves de balles et de lasers déchirèrent le nuage.

Cette fois-ci les pertes furent minimes : apparemment les ennemis étaient passés en rampant, et le nombre de fumigènes lancés était suffisant pour leur permettre d'avancer suffisament avant d'être repérés. Ils se levèrent en même temps et éliminèrent les premiers gardes, afin de prendre position à couvert. De nombreux hommes de l'UHL périrent durant cette opération, mais leurs sacrifices permirent à l'ennemi de prendre de premières positions dans la salle.


[- Pour cette fois, Maxwell poste avant Kite : il faut que le technaugure prépare le terrain pour l'arrivée de l'aéroportée.
Kite, poursuis ta mission, élimine autant d'escouades ennemis que possible avant qu'elles ne puissent se rassembler. Maintenant elles s'attendent à te voir venir, l'oublie pas. Prend aussi en compte les dégats infligés par Maxwell.
Maxwell, aide Kite autant que possible et empêche l'ennemi de se réorganiser. Oublie pas que tu peux aussi entamer les forces ennemies qui approchent de la position d'Alexein ; si il cède, l'UHL aura une voie d'accès directe au centre de contrôle. Tu peux aussi donner tes impressions quant à ce que tu as entendu, évidemment...
Alexein, décris la bataille ; tu dois au moins empêcher l'ennemi d'aller plus loin, mais surtout repousser l'ennemi, qui continue d'arriver en nombre.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Lun 24 Nov - 2:45

Maxwell ne s'aperçut pas tout de suite de l'importance de ce qu'il avait capté, l'archivant tout d'abord pour une analyse ultérieure, puis il relut le compte rendu ... Il réécouta la transmission, six fois en tout il reparcouru le communiqué pour s'assurer des sous-entendus qu'il contenait. Il se relança à nouveau dans ses manœuvres informatiques.
Si un choc IEM venait à désactiver le réseau alors qu'il s'y trouvait encore, il en mourrait, il configura donc un programme qui l'éjecterai des systèmes de Nyx dès qu'une attaque d'ordre électromagnétique, ou une bombe de trop grosse taille, percuterai le bouclier.
Il tapa ensuite un rapport sur la situation au capitaine ... Quel était son nom déjà ? Aucun intérêt en fait. Le rapport contenait la discussion interceptée, une estimation des effets d'une explosion IEM sur Nyx, et un avertissement au sujet des "Élites", il pouvait s'agir de xenos, d'infanterie, ou de troupes mécanisée, mais au vu de l'attention que leur portait le commandement ennemi, ce n'était certainement pas des enfants de chœur. Il demanda aussi à ce qu'on prépare les Harakonniens, ou au moins une partie d'entre eux, à se préparer à lancer une nouvelle offensive aérienne s'il arrivait à repérer le lieux où les rebelles cachaient leur arme.

Il s'adressa ensuite aux techniciens, leurs laissant les routines de contrôle des systèmes de défense de Nyx et de ses propres "astuces" en leur demandant de se charger temporairement de cette tache, il attribua deux d'entre eux à la protection de la salle de commande, et quatre de plus à la couverture exclusive des faucon.
Yskrager ordonna également aux serviteurs de sortir se mettre sous les ordres des soldats qui défendaient l'entrée de la salle.

Alors que tout ce petit monde se débrouillait comme il pouvait pour continuer à protéger la cité, le technaugure se lança à corps perdu dans l'examen des communications adverses, inspectant chaque message passant à portée de ses filet, chaque mot prononcé par le moindre rebelle. Il avait mit réquisitionné deux batteries de Basilisk et un duo de Thunderbolt, leur transmettant l'ordre de se tenir prêt à intervenir si il trouvait le lieu où débarqueraient les "Élites", ou mieux, l'endroit où se trouvait la bombe, il lui avait, bien sur, fallut tricher un peu avec la chaine de commandement pour cela, mais c'était nécessaire.

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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Mar 2 Déc - 6:25

- Bien, commença Conti. Nous ne bénéficierons plus de l’effet de surprise. Ils nous savent tous quelques part dans la base. Impossible de s’en prendre à des groupes trop armés. Même s’ils savent que nous sommes dans le coin, il leur est impossible de savoir quand, et où nous leur tomberons dessus. Nous n’avons pas d’objectif clair. Une petite promenade dans la limite de notre secteur. Nous devons pouvoir rallier le centre de commande à tout moment. De nombreux passages sont bloqués par les techniciens de Nyx. L’ennemi est donc encore dispersé, il ne bénéficie pas d’un accès direct vers sa cible, à savoir le centre de commande. Je n’ai rien d’autre à dire, vous connaissez votre boulot. Attention aux tirs amis. Je ne parle pas de vos fusils. Evitez que les hommes de Nyx vous descendent pendant un atterrissage sur l’ennemi… Vérifiez l’équipement.

Conti changea la cellule de son fusil laser. Il préféra préparer quelques détonateurs de charges lourdes tout de suite. Il profita du répit qui leur était accordé pour inspecter ses hommes, savoir si tous suivraient. Un seul avait été blessé. Une blessure à l’épaule et une ou deux côte cassées suite à un atterrissage non contrôlé. Conti ne lui dit rien. L’homme lui avait spécifiquement juré qu’il suivrait le groupe. Et même s’il devait tomber, il tiendrait la position jusqu’à son dernier souffle, quitte à y passer en faisant sauter la totalité de se armes à potentiel explosif. Conti ne pouvait ni ne devait laisser l’homme en arrière. Personne ne savait combien exactement de bâtard de l’UHL avait pénétrés Nyx. Chaque faucon compterait. Chacun serait une forteresse volante. Il ne devait aussi en aucun cas laissé un homme qui aurait pu faire un prisonnier de choix. Même si Conti était persuadé qu’il était impossible de faire parlé un homme résolu, d’autre méthode existaient pour « persuader » un prisonnier.
Le sergent impérial prit soin d’écouter les transmissions radios de ses frères d’arme. Rien qui ne puisse entraver sa propre mission. Le QJ se faisait discret. La chaîne de commandement aurait-elle été dissoute ? La base été dirigé par un capitaine, il n’était pas impossible de faire tomber deux échelons de commandement dans ces circonstances. Le canal destiné à la compagnie harakonniene était calme. La grande majorité était déjà dans Nyx, occupé aux mêmes tâches que Conti. Il est vrai que ces inspections d’hommes et d’équipement étaient indispensables pour le bon déroulement de la mission mais beaucoup y voyaient une petite pause durant laquelle leur fusil n’était pas collé contre leur épaule crispée. Conti prêta fort attention aux données de sa tablette mais celle-ci furent peu convaincante. Les données de source sûr étaient peu nombreuses. Des hommes de l’UHL perçaient les lignes de Nyx en un point mais été violemment repoussés d’un autre. Le problème restait le manque de chiffre sur l’effectif des deux camps.

- En avant, chassons les d’ici.

Ils se regroupèrent. Autour du bâtiment sur lequel ils étaient perchés, il n’y avait rien qui puisse nécessiter une action de troupe de choc. Conti décida d’avancer vers le centre des installations de Nyx, quitte à devoir utiliser les techniques de combat urbain. Avant de bondir vers un nouveau toit, Conti savoura le bonheur de l’aération et la ventilation de Nyx. Elles étaient beaucoup moins fortes qu’à l’arriver sur la planète, mais c’était toujours mieux que dehors. De deux gestes bref de la main vers l’avant, le sergent fit bondir son escouade vers un autre toit. Celui-ci était légèrement incurvé et des couches de cendres longtemps restées tranquilles furent brisées et soulever par les lourdes bottes impériales. En réalité, c’est bien ces couches de cendres qui permirent aux hommes de se réceptionner sans glisser et tomber. Une bonne analyse du terrain est primordiale. Leur champ de vision n’avait guère était amélioré, bien au contraire, ce toit là était plus bas d’un étage que le précèdent. Entre la façade de ce bâtiment et celui qui se trouvait en face, il n’y avait qu’une quinzaine de mètres. Et pourtant, une offensive concentrée de l’UHL se déroulait dans ces quinze petits mètres. Quelques défenseurs de Nyx étaient acculés derrière des couverts de fortune ou aux fenêtres de bâtiments en préfabriqués. Conti jaugea la situation. N’importe qui aurait vu que l’UHL débordait les impériaux. Perché sur sont toit, le faucon sortit un cube noir d’une poche de son barda. Il attendit que les attaquants se situent à l’exacte perpendiculaire sous ses pieds. L’UHL progressait vite, ce n’était pas bon signe. Il enfonça le cube noir sur lui-même et le laissa tomber derrière les premiers hommes de l’UHL. Si tôt fait, il leva haut le poing, en agrippant son fusil de son autre main. Quelques secondes passaient tout juste avant que le poing en se transforme en paume dirigeait vers le sol. Puis le sergent fit un pas en avant, dans le vide. Son escouade le suivit immédiatement et, à peine l’escouade entière dans les airs, la charge explosive détonna dans les rangs ennemis, massacrant leurs anciens couverts. Les fusillades s’estompèrent un court moment, aucun, UHL comme impériaux ne comprenaient ce qui venaient de se passer. Mais ils virent vite l’escouade de troupes de chocs tomber du toit. Quelques salves partirent inutilement vers les cieux. Cela était futile, les faucons étaient déjà au sol. Les hommes de Nyx stoppèrent leur feu, de crainte de blesser leurs hommes. Quant à ceux de l’UHL, ils ne savaient que faire. Bondir sur ces nouveaux venus ou rester à couvert.
Les faucons leur donnèrent vite leur réponse. Depuis la formation rapprochée dans laquelle ils avaient atterris, ils arrosèrent de laser quiconque se trouvait face à leur canon avant de bondirent chacun dans une direction, baïonnette ou lame la première. Conti sortit de la formation en se réceptionnant sur un homme perdu dans son incompréhension. Il fit encore quelques pas en avant et plongea sa baïonnette dans le cœur du suivant. Deux crosses se rapprochèrent dangereusement de son visage. Il dévia la première de la paume et égorgea son porteur de son couteau mais ne pus éviter ma seconde, qui ne fit que taper son épaule. Il se projeta contre son agresseur, le faisant chuter sur les fesses et fit suivre la lame de son couteau le long du bras de son ennemi, l’entaillant vivement. Conti reprit son équilibre et fut surpris de constater deux fusils d’assaut braquer sur son visage. Par réflexe, sa main gauche se plaça devant son respirateur et il leva son fusil laser de l’autre main en tirant. Il toucha le premier au genou qui fut, de toute manière abattu la seconde d’après. Mais, il n’aurait jamais pu échapper au second. Avec la vitesse du geste désespéré, le faucon plaqua ses avant bras devant son visage et la première détonation se fit entendre. Conti ressentit les balles solides percuter son armure de la hanche jusqu’à l’épaule mais son armure le protégea. Il jura en retombant en arrière et osa lever un bras. Le tireur venait de se prendre une crosse de fusil dans la mâchoire et, ce même fusil allait l’achever. Toujours au sol, Conti leva son fusil et fit feu sur toutes les cibles qui n’étaient pas engageait dans un corps à corps. Un faucon vint le relever, et à deux ils fondirent de nouveaux lame les premières.

- Reculez ! Reculez bon sang ! Hurlez les hommes de l’UHL.

Certains d’entre eux tiraient même à bout portant dans la mêlée, quitte à devoir tuer un ancien camarade.

* Ca devient dangereux… *

- Unité ! Avec moi vers l’avant !

En finissant avec leur dernier adversaire ou délaissant le corps à corps il s’élancèrent à toute jambe droit devant, du point d’où venaient les traîtres. Le dernier homme devant Conti voulu lui envoyer un direct dans le visage. Le sergent attrapa à pleine main le poing de son ennemi, puis lui envoya un petit tube gris dans le ventre que l’homme attrapa sans doute par réflexe. Conti fit alors basculer cet homme en arrière d’un coup de pied et courut dans la direction qu’il avait indiquée. Le soldat se redressa et ouvrit la main. Avant même qu’il ne tente quoi que ce soit, il explosa, couvrant ainsi la fuite des faucons. Les tirs des défenseurs de Nyx reprirent aussitôt mais l’attaque ici avait échouée, pour le moment.
Les faucons couraient, ils sprintaient même. Ils se trouvaient sur un axe horizontal de la base et ne tarderaient pas à croiser des renforts.

- Là ! A l’angle ! Ordonna Conti.

Ils s’enfoncèrent dans la rue ordonnée et débouchèrent au bout de quelques dizaines de mètres sur une petite place où les hommes de Nyx essayaient de contenir les assaillants. Les faucons passèrent de la course au trot pour gagner en précision. Ils arrivaient dans le dos de quelques fusilliers. Le fusil à l’épaule, ils abattirent sans soucis la vingtaine d’attaquants plaqués derrière des couverts de fortunes. Les faucons y prirent place, remplaçant les ennemis, et près à bondirent sur la prochaine position sauf que cette fois…

- La bas ! Ces fils de chien d’aéroportées !

Presque toutes les armes de l’UHL firent feu vers les faucons, recroquevillés derrière des caisses en métal, des engins de transport ou tout autre couvert efficace.

- Ils arrivent… Murmura une voix au pied de Conti. Ils ne sont pas… Le blessé à ses pieds cracha du sang. Sa poitrine était ouverte. Ils vont vous dévorer… l’élite… vous arrachez vos putain d’ailes ! Dit-il avec mépris. Quand ils seront là, et qu’ils auront envoyés la bombe, ca va chié … Ils auront pas de pitié. L’homme essaya de rire mais il cracha du sang et faillit s’étouffer. Ce sont de vrais molosses … des …
- On verra si ces cabots peuvent attraper des rapaces, lui susurra le sergent impérial avant de l’achever.

Les tirs étaient toujours aussi intensifs. Le couvert de Conti était criblé. Les faucons répondaient parfois par de brèves salves de laser mais l’ennemi était nombreux, et bientôt ils arriveraient par derrière. Conti soupira. Il ouvrit le canal radio. Il ne prononça pas un mot. Le vacarme audible trahissait la situation des autres unités harakonnienes. Des renforts n’étaient pas à attendre.

- Bordel… J’ai soif…
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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Lun 15 Déc - 0:05

Les communications ennemies ne révélèrent rien de plus au technaugure, à croire que seuls certaines personnes savaient ce qui était sur le point d'arriver. Et le moment fatidique ne tarda d'ailleurs pas : alors que les troupes de choc étaient toujours occupées à défendre leur objectif, qu'Yskrager fouillait littéralement les fréquences ennemies et que les faucons étaient pris dans un accrochage avec les forces rebelles, la bataille spatiale faisait toujours rage. La flotte impériale, renforcée par des renforts de Korhal, commençait à prendre l'avantage, mais tous étaient trop occupées pour prêter attention à la manœuvre effectuée par un des croiseurs de l'UHL, qui s'était étrangement éloigné du cœur des combats pour se rapprocher de la planète. Et personne ne s'était interrogé sur la nature du canon massif qu'il avait sous la proue. Ils ne le remarquèrent que lorsqu'il tira.

Un énorme rayon, brillant d'un bleu vif, vint s'abattre sur Nyx, et le technaugure fut sauvé par son programme au moment où ce rayon percuta les boucliers. Il ne fallut que très peu de temps pour qu'il les perce et qu'il atteigne la station en elle-même, avant de disparaître. Et toute la station se retrouva plongée dans l'obscurité, privée de ses systèmes de ventilation et de climatisation, alors que tout les systèmes électroniques étaient soient hors service, soit définitivement détruits. Ceci incluait les fréquences de communication, le capitaine n'ayant pas eu l'intelligence de prévoir des communicateurs de secours. A l'instar des forces de l'UHL, les défenseurs de Nyx étaient désormais totalement isolés les uns des autres et livrés à eux-même.

***
[Voilà un petit passage pour vous présenter les quatre élites que vous allez affronter. Il n'y en a pas d'autres (du moins tant que je ne le dis pas explicitement), mais le simple fait d'en tuer un sera extrêmement difficile, prenez bien ça en compte ; vous pouvez faire les manoeuvres que vous voulez, leur donner du fil à retordre, mais interdiction d'en abattre un dès voter premier post.
Juste un dernier détail, étant donné les circonstances, aucun de vous n'est au courant de ce que je vais décrire, vous n'êtes même pas encore sûrs qu'ils sont arrivés. Ceci sert juste à vous donner une idée de comment agissent vos adversaires, pour pouvoir bien les inclure dans vos posts.]


La plupart des gardes impériaux étaient équipés de torches, et ils les fixèrent au bout de leur fusil afin d'y voir plus clair. Personne ne savait ce qui se passait, mais tout le monde avait ressenti le choc qui avait dû secouer l'ensemble de la station. Bern avait peur : jusque là, il avait su garder son sang-froid et aider ses frères d'armes à repousser l'UHL, mais il avait un très mauvais pressentiment. Les communicateurs ne fonctionnaient plus, ils ne parvenaient pas à contacter le QG pour demander de nouvelles instructions. Bern espérait juste qu'il ne se passait pas quelque chose de grave, tandis qu'il tentait de se rassurer en se rappellant l'efficacité avec laquelle ils avaient éliminés les bandits, et qu'ils étaient assez nombreux et bien équipés pour contrer n'importe quel menace. Il tourna son regard vers le sergent-chef Nand : il appelait les soldats à garder leur calme et à tenir la position, avec un sang-froid exemplaire. Le seul fait de le regarder suffit à réduire à néant les doutes qu'il restait au jeune garde.

Une violente explosion se fit entendre au loin. Presque par réflexe, la quasi-totalité des torches se pointa vers l'avant, là où s'était trouvée une porte blindée avant que l'UHL ne la fasse exploser. Rien n'arriva. L'explosion devait être accidentelle, peut-être un appareil qui avait besoin de beaucoup d'électricité pour fonctionner correctement. Mais tous comprirent que ce n'était pas le cas lorsque les premiers gardes tombèrent. La tête d'un servant d'arme lourde explosa d'un seul coup, aspergeant de sang et de morceaux de cervelle les gardes alentour. Puis le servant qui l'accompagnait connut le même sort. Puis ce fut le tour de deux hommes qui tenaient un autocanon, le tout en quelques secondes, tandis que d'autres cherchaient désespérément l'origine des tirs, qui semblaient ne sortir de nulle part. Le sergent-chef hurla à ses hommes de se cacher du mieux qu'ils pouvaient derrière leurs couvert.Ceux-ci étaient pour la plupart des sacs de sable et des plaques de blindage en plastacier ; l'endroit où il se trouvaient était ce qu'on appelait une salle-bunker, et il y avait en théorie suffisamment de moyens de défense pour repousser n'importe quel assaut.

Les gardes qui s'étaient mis derrière les sacs de sable en première ligne furent décapités de la même façon. Apparemment, les tirs venaient de devant car ils traversaient les sacs de sable : mais comment le tireur pouvait-il se montrer aussi précis alors qu'il ne voyait même pas ses victimes ? Conscient que ce n'était pas l'inactivité qui les sauverait, le sergent-chef ordonna à tout le monde d'effectuer un tir de suppression vers en direction de la position présumée du tueur, mais seuls la moitié des gardes restants se leva, les autres étant trop terrorisés par ce qui se passait. Bern fut de ceux qui écouta les instructions, et qui constata avec horreur que quelqu'un était rentré, et se tenait désormais juste debout, juste devant eux. L'homme devait faire un peu plus de deux mètres de haut, avait une musculature sur développée et était en fait plus un hybride qu'un homme ; ses jambes et ses bras était recouvert d'articulations métalliques qui renforçaient considérablement sa force, et lui permettait de porter ses armes. En-dessous de chacun de ses bras était fixé, par des brassards en métal, ce qui ressemblaient à des canons laser et dont ils tenait fermement les poignées dans ses mains. Les réservoirs des canons étaient reliés à un réservoir massif dans le dos de leur adversaire.

Cette observation s'était faite en moins d'une seconde, car le guerrier pressa simultanément les gâchettes de ses deux armes, qui se révélèrent en fait être des mitrailleuses lasers lourdes. Toute la salle se retrouva prise sous un feu intense, les lasers déchiquetant instantanément les sacs de sable et les gardes qui se trouvaient derrière avec la force de projectiles solides perforants, tandis que le tueur hurlait des insultes aux gardes apeurés. Les impériaux ripostèrent, mais tous leurs tirs furent absorbés par le bouclier énergétique personnel que portait leur ennemi, et ne semblaient faire que renforcer sa folie meurtrière. Bern se tourna vers son chef pour savoir comment réagir, pour remarquer avec désespoir que le sniper s'était occupé de lui. Le tir de suppression était si intense et les ripostes impériales si futiles, que les gardes préférèrent rester à couvert derrière les plaques de blindage, que les lasers ne parvenaient pas à sérieusement endommager.

- Sortez vous battre, bande de merdes ! hurla le porteur d'armes lourdes de sa voix grave.
- T'inquiète, je m'occupe d'eux !, fit une autre voix particulièrement proche d'eux.

Avant même qu'ils ne remarquent sa présence, un homme fit un bond de huit mètres par-dessus les premiers défenseurs impériaux, effleurant le plafond avant de se réceptionner à la perfection à l'aide de ses deux jambes entièrement mécaniques. Puis, il effectua un autre bond, un peu plus long, afin de se retrouver totalement derrières les gardes, et donc à seulement une petite dizaine de mètres de la position de Bern. Celui-ci riposta immédiatement, tout en faisant attention de ne laissa dépasser de son couvert aucune partie de son corps. Avec une agilité surprenante, leur nouvel ennemi plongea vers un couvert situé quelques mètres à sa gauche, avant de s'en servir comme appui pour effectuer un nouveau saut plus en avant. Quelques tirs le touchèrent, mais son bouclier énergétique absorba tous les dégâts. Il finit par atterrir au milieu d'un groupe de gardes, si bien que les impériaux n'osèrent plus tirer, de crainte de blesser leurs alliés. Avec les deux longues lames qui étaient fixés à ses poignets, l'homme tua tous ses adversaires en les éviscérant, en les égorgeant ou en leur perçant le cœur.

Les gardes comprirent trop tard qu'ils auraient dû ouvrir le feu et que leurs camarades étaient condamnés, car l'homme courut, à une vitesse d'approximativement quatre mètres par seconde, pour se mettre à couvert derrière une plaque de blindage, laissant derrière lui une grenade à fragmentation pour achever le groupe qu'il avait attaqué. Dans une vaine tentative de se rassurer, Bern remarqua que son intervention avait fait moins de dégâts que celles des deux autres. Cela avait juste servi à accaparer l'attention des gardes pendant un moment, qui tiraient à l'aveugle vers la position présumée de leur ennemi. Un quatrième guerrier en profita pour désactiver son champ de camouflage, et apparaître juste au milieu des gardes. Ce dernier soldat était intégralement vêtu d'une combinaison noire incluant un masque noir et un respirateur, et portait deux réservoirs sur le dos. Le guerrier activa alors son lance-flammes et brûla toute la zone autour de lui ; la portée des flammes était grande et, presque instantanément, une soixantaine de gardes furent carbonisés. Mais le guerrier ne s'arrêtait pas, et continuait d'asperger les alentours.

Les impériaux se levèrent momentanément pour tirer au milieu des flammes, vu que l'ennemi s'était apparemment piégé. Ils furent immédiatement abattus par le sniper, tandis que le dernier qu'il avait vu fonçait sur eux, lames en avant. Bern, dans une ultime tentative de survie, se dirigea à quatre pattes vers l'endroit où la grenade à fragmentation avait explosée, dans l'espoir de se fondre parmi les cadavres et d'éviter la mort. Les flammes étaient proches de lui et, même s'il ne serait pas touché, il sentait tout de même la chaleur étouffante qui commençait à se répandre dans toute la pièce. Comme un démon sorti de l'enfer, le porteur du lance-flammes traversa les flammes pour marcher vers l'arrière de la pièce et les derniers défenseurs impériaux, brûlant tout sur son passage tandis que tous ceux qui essayaient de riposter étaient éliminés par le sniper ou l'autre assassin.

Finalement, Bern fut le seul survivant. Il fermait désormais les yeux, et faisait tout son possible pour ne pas pleurer. Presque malgré lui, il entendit les discussions des tueurs, sans chercher à distinguer les voix de chacun :

- Vous m'avez volé toutes mes victimes, bande d'enfoirés.
- Sois pas jaloux, le gros, tu vas te rattraper.
- Tu devrais économiser tes munitions, bêta-2. Une grande partie de tes tirs n'a touché personne. C'est un gâchis d'énergie.
- Ça les fait stresser, c'est ce qui compte.
- L'aspect psychologique, c'est bêta-4 qui s'en occupe, son lance-flamme est bien plus efficace pour cette tâche. Bref, j'ai pris contact avec nos forces et ait défini nos objectifs. Nous allons nous séparer en deux groupes : bêta-2, tu viens avec moi, on va s'occuper des faucons. Bêta-3 et Bêta-4, ralliez nos troupes et dirigez-vous vers le centre de contrôle : vous le sécurisez et ensuite vous appelez des techniciens pour réparer tout ça.
- Compris, on y va !
- Et nous, on va aller traquer les faucons avant de supprimer l'état-major. On m'a informé qu'ils ont totalement décimés la section d'assaut 3B, et qu'ils sont aux prises avec la 3A, qui se trouve dans le secteur G6.

Bern soupira pendant que les deux derniers tueurs se mirent en marche, pensant être sauvé. Mais le sniper s'approcha de lui, et Bern ouvrit les yeux pour poser sur lui un regard suppliant. Il eut juste le temps de voir le visage de son adversaire : les yeux avaient été remplacés par des implants oculaires, l'un bleu et l'autre rouge, et ses oreilles étaient recouvertes de métal.

- Quel manque de professionnalisme.

Ce fut les dernières paroles que Bern entendit avant qu'un tir de pistolet laser ne l'atteigne en pleine tête.


[Vous êtes coupés du monde, vous ne pouvez pas recevoir d'instructions donc improvisez. Kite, tu vas affronter le groupe 1, et Alexein le groupe 2 ; Maxwell, comme Alexein est très proche de ta position, tu peux aller l'aider.
Groupe 1 :
Sniper : Il a un champ de camouflage personnel, et quand il est actif, il le réduit à une silhouette floue visible uniquement à moins de dix mètres de distance ; il fait toujours tout pour ne pas être approché d'aussi près. Au combat, il garda ce système de camouflage, puisqu'il peut très bien tirer en le laissant activer sans pour autant être repéré. Son fusil est donc équipé d'un silencieux et d'un cache-flammes, il a de la portée, est précis, et une cadence de tir rapide. L'implant oculaire bleu offre une vision infrarouge permettant de voir à travers certains obstacles.
Soutien : Il possède un générateur de bouclier personnel presque indestructible quand on se contente de tirer dessus avec des armes lasers, mais tout de même assez résistant face aux projectiles solides. Il est équipé de deux mitrailleuses lasers lourdes, à la cadence de tir très élevé et à un pouvoir pénétrant équivalent à celui d'un bolter lourd. Le porteur est relativement précis tant que ses cibles ne bougent pas, et il a tendance à tirer dans le tas, comme un gros bourrin.
En général, le sniper s'occupe d'éliminer les cibles qui constituent une menace pour le soutien, et les ennemis importants, tandis que l'autre s'occupe des tas d'adversaires et et des tirs de suppression, et fait en sorte de toujours monopoliser l'attention.
Groupe 2 :
Brûleur : Il possède un champ de camouflage personnel, comme celui du sniper à l'exception qu'il ne lui sert plus à rien quand il commence à tirer avec le lance-flamme. Sa combinaison résiste aussi bien aux températures extrêmes qu'aux lasers et protège ses réservoirs ; ceux-ci sont assez importants pour qu'il puisse brûler sans faire d'économies. Il a plutôt tendance à s'infiltrer autant que possible dans les défenses ennemies, avant d'activer son lance-flamme et de brûler tout ce qui se trouve autour de lui. Ensuite, il ira profiter de la confusion soit pour avancer vers d'autres groupes en incinérant tout sur son passage, soit pour disparaitre et se placer au milieu d'autres groupes.
Assassin : Il possède deux pistolets lasers et possède plusieurs grenades, à fragmentation, électromagnétiques et fumigènes. Mais en général il se sert surtout des deux lames longues et aiguisés qui sont fixés à ses poignets. Ses jambes mécaniques et ses bras améliorés lui donnent une agilité et une vitesse hors du commun, qu'il utilise pour arriver rapidement au corps-à-corps ou pour esquiver les tirs. En général, il va bouger de groupes en groupes en éliminant toujours quelques ennemies, avec pour but de faire une diversion pour empêcher les ennemis de remarquer l'arrivée du brûleur, dont le champ de camouflage est, à l'instar de celui du sniper, détectable à moins de dix mètres.
Au début, l'assassin va désorganiser les défenses pour permettre au brûleur de venir, et ensuite celui-ci prend le relais en semant la mort parmi ses ennemis. Dès que certains peuvent représenter une menace, l'assassin s'en occupe.
On reprend l'ordre normal, c'est-à-dire que c'est Kite qui commence.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Jeu 18 Déc - 9:51

[ J'suis crevé, désolé si ce qui suit n'est pas à la hauteur des esperances, ou, si c'est moins bon qu'à l'habitude. ]


La fusillade ne s’était pas calmée. Mais les faucons pouvaient maintenant effectuer un tir de riposte correcte. La petite place était submergée des rayons de laser, et aucune manœuvre n’était possible. La fusillade aurait pu durer des heures sans aucune tentative d’un des cotés ou sans agissement extérieur. Et ce fut le deuxième cas. Le sergent aurait parié ses 3 prochains repas que les faucons seraient pris par derrière. Conti était prêt à braquer son arme dans son dos dès qu’un signe aurait montré une activité ennemie. Mais non. Alors qu’il attendait de repérer l’ennemi pour donner l’ordre de pivoter, une voix, avec l’accent harakonien hurla dans la radio :

- La haut ! Couchez-vous ! A terre, a terre !
- Putain en l’air !
- Attention à l’impact ! A terre !

Conti ne savait pas ce qui arrivé. Il se coucha en position du fœtus. Artillerie ? Barrage orbital ? C’était forcement quelque chose de conséquent.
Les faucons ne tirant plus, certains groupes de l’UHL traversèrent la place au pas de charge.

- Impact !

En effet, l’impact suivit. Un grincement sourd résonna dans Nyx, suivit d’un long bruissement électrique. Une sensation étrange parcourue Conti. Il sentit ses membres se figer un instant. Puis de nouveaux quelques bruissements électriques. Et aussitôt, la radio émit un bourdonnement intensif impossible à supporter. Conti désactiva sa radio dans un geste désordonné. Les coups de feu avaient cessés. Tous s’était passé à une vitesse fulgurante. Conti repris ses esprits et sa concentration. La cellule énergétique de son fusil était presque vide, sa tablette de données désactivait, la vision infrarouge grésillait en affichant une image flou, le moteur du respirateur crachotait. Et plus aucune transmission radio.

- Qu’est ce que c’était ? Sergent ? Kite ?
- Levez-vous et nettoyez cette foutue place ! Hurla Conti.

Il ne participa pas à la levé de fusil. Il rechargea son fusil. Sa tablette de données était désactivait, toute tentative pour la rallumer se traduisait par un bourdonnement de l’appareil. C’était embêtant. Toutes les données sur la situation, sur la topographie et sur l’état de l’escouade s’y trouvaient. La vision infrarouge n’était plus qu’une image noir, avec de fines tâches rouges et des zones de brouillage pas endroit. Le moteur du respirateur tournait sur son élan et n’allait pas tarder à s’éteindre. Curieux, Conti sortit un détonateur de sa sacoche de hanche. Désactivé.
Il ne l’avait pas tout de suite remarqué, mais l’air se réchauffait rapidement. Les cendres commençaient à s’envoler, et les moteurs des énormes ventilateurs étaient inaudibles. La lumière avait aussi baissée. Conti testait la radio régulièrement. Aucun signal. Après avoir longtemps affrontés des taus, Conti en déduisit qu’il s’agissait d’une attaque electro-magnétique, un choc IEM. C’était assez inconcevable. Comment l’UHL aurait pu seulement construire ce genre d’arme. Une chose était sur. S’il s’agissait d’un disrupteur IEM, il fallait vite le détruire, ou tout les appareils électroniques de Nyx ne fonctionneraient plus avant un bon moment. S’il n’avait s’agit que d’un choc, les systèmes auxiliaires devraient prendre le relais, et la plupart des fonctions perdus se réinitialiseraient.
La température augmentait beaucoup. Mine de rien, ne pas pouvoir boire était un fardeau énorme. Conti se releva. Les hommes de l’UHL qui avaient chargés avaient été soumis à la même paralysie temporaire du à l’IEM, et avaient été achever sur place. La fusillade n’était maintenant plus qu’un faible échange de coup de feu régulier.

- Prenez place ! On va attendre de récupérer les radios. Choc IEM, rien de terrible les gars.
- IEM ? Oh oui, aucun problème, les couloirs sont plongés dans l’obscurité, la chaleur est intenable, les défenses auto’ sont foutus, les radios sont hors service et j’suis sur que t’as même plus le plan de Nyx Kite ! Dit-ironiquement Ymir. Allons-y ! Avec de la chance Nyx n’est peut-être pas encre sous contrôle ennemi.
- On s’inquiète caporal ?
- Non, on a déjà fait bien pire, j’voulais juste m’assurer qu’il y avait du défi.

Conti sourit

- Et la flotte ?
- Pas la moindre idée. On est peut-être même les derniers impériaux de Nyx.
- Il faut rallier les Cuvierii, Kite.

Conti réfléchit un instant.

- Commençons par éliminer ces gars là ! Finit-il en pointant son arme vers le dernier groupe ennemi. Soyez prêt aux bonds !

Il allait rajouter autre chose lorsqu’un bourdonnement attira son attention. Le moteur du respirateur redémarrait et sa tablette venait de se connecter. Il re-testa les canaux radio. Rien. Absolument rien.

- Falco Cherrug ! Ecoutez moi ! On a perdu un temps conséquent sur cette place, c'est même étonnant que l'UHL n'ait pas reçu de renfort ici ! Fini de bronzer ! Feu lourd ! Tuez les tous !

Les faucons, légèrement inférieur en nombre prenaient le dessus. Les tirs de l'UHL se faisaient de plus en plus rare et de moins en moins précis. Conti n'attendait que de pouvoir s'envoler sur les toits pour reperer les Falco Cuvierii. Il était extrêmement frustré d'être bloqué ces quelques traîtres et par le manque de radio. Il deversait sa colère en de longue décharge de laser sur les positions ennemies.

- Ils craquent! Préparez-vous au saut !

Alors qu’il parlait, un tir intensif de laser surgit des rangs de l’UHL. D’une étroite rue derrière eu pour être précis. Les lasers labourèrent totalement les couverts des faucons et l’un d’eux fut déchiqueté, un autre blessé, gisait au sol.

- Planquez-vous ! Allez ! Allez ! Couvrez-moi !

Conti avança tête baissée vers le blessé. Un homme au lance-plasma le couvrait. Alors que Conti empoignait le blessé pour le traîner à couvert, la tête du porteur du plasma explosa d’un tir net et précis.

- A couvert !

Les faucons étaient toujours soumis aux tirs de laser haute vélocité. C’est alors que la tête du second porteur de lance plasma explosa à son tour. Conti se plaque dos contre le renfoncement d’une porte blindée. Il aurait cru à une chimère, mais ses canons étaient trop mobiles. C’était une espèce d’énorme boule, entourée d’un halo bleuté. Les tirs meurtriers de laser provenaient de deux canons, diamétralement opposés.

- Qu’est ce que c’est que ce truc ? Grogna Conti.
- Feu lourd Kite ! On ne peut pas rester là !

Et que croyait-il qu’il allait se passer s’ils essayaient de décoller du sol ?

- On va la stopper net ! Empechez la d'avancer !

Conti bondit hors de son abri, fusil braqué sur la boule bleutée. Même les soldats de l’UHL ne tiraient plus.

- Falco Cherrug ! Tir de barrage !

La chose, la menace, fut englobée de centaines de tirs de laser.

* Quoi que ce soit, ça ne passera pas cette place ! *
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Kite Conti

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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Dim 21 Déc - 2:07

Maxwell grogna, ce qui ne rendit qu'un cliquetis métallique au travers de ses implants. Il n'avait pas réussit à empêcher l'explosion. De son avis, c'était la chute de Nyx. La ville disposait bien de systèmes redondant qui pourraient en assurer la survie face aux éléments furieux du monde le temps que les systèmes principaux soient remis en état. Ce genre de mesure étaient obligatoires, dans le cas contraire, un simple dysfonctionnement pourrais causer la mort de citées entières en quelques heures.
Autour de lui, les techniciens s'attelaient à la tache de mettre en route les systèmes auxiliaires, il décida de les laisser à cette tache futile.

Le technaugure se déconnecta et se releva en titubant légèrement. Les travaux mettraient certainement quelques heures, qu'il soit là ou pas, la bataille serait terminée bien avant ça. Maxwell fit passer les serviteurs en mode dépendance, les reliant à son cogitateur personnel, les systèmes permettant leur contrôle avait grillé en même temps que Nyx. Il songea en les rassemblant autour de lui qu'il s'agissait certainement d'un sacré avantage des serviteur sur les drones, le système nerveux d'un serviteur ne grille pas en cas d'impulsion IEM, et leurs parties mécaniques pouvaient être aisément redémarrée ou remplacée.

Il put rapidement rassembler une demi-douzaine de serviteurs, deux avec des canons électriques, un avec une mitrailleuse légère, le serviteur surchargé de fusil laser, et deux modèles techniques. Il les rassembla autour de lui en sortant de la pièce, ordonnant aux serviteur techniques de porter le générateur et le canon électrique qu'il avait choisit de conserver.

Il sortit de la salle de commande pour se retrouver dans l'antichambre occupée par une petite compagnie d'infanterie en position défensive. Il fit quelques pas avant de se rendre compte que quelque chose n'allait pas. Un mouvement, imperceptible pour des êtres ordinaires, mais pas pour son oeil. Il y avait un déplacement d'air, une personne en champ de camouflage se tenait là. Une personne se déplaçant à une vitesse incroyable droit sur le capitaine des gardes. Son bras se tendit, le Wyrm fut attiré dans sa paume par magnétisme et hurla de rage. Il ne pouvait voir l'emplacement exact de l'intrus, tout simplement par ce qu'il ne pouvait pas le détecter, tout ce qu'il pouvait percevoir, c'était qu'il n'y avait rien là, et pourtant qu'il s'y passait quelque chose.

La balle éclata sur le sol. Seul quelques gardes remarquèrent les actes du technicien, des soldats affrontait la ligne défensive en masse et la plupart des impériaux avaient autre chose en tête. Le ... l'incohérence se mit soudain à remonter la ligne de plus en plus vite vers lui. Sur son passage, une gerbe de sang explosa alors qu'une grenade envoya dans les airs la moitié d'une escouade et le lieutenant qu'elle protégeait.
L'explosion était terriblement proche, et des éclat se plantèrent dans sa cape renforcée. Il perdit de vue l'intrus.

Recherchant un signal visuel, il son cogitateur isola le rapport d'un des serviteurs: Un mouvement dans la poussière à droite ... Maxwell balança son servo-bras sur sa droite en activant ses torchères à plasma qui prirent la forme de lames de lumière cohérente dépassant de ses avant bras. La chose apparut, un homme aux jambes de métal lui fondant dessus. Il se glissa sous son attaque à une vitesse surnaturelle, massacra un serviteur à canon électrique qui essayait de défendre son maître.

La première lame lui fonça au visage et l'aurait décapité s'il n'avait interposé sa torchère droite. Le plasma commença à couper le métal, mais l'assassin s'était déjà retiré, revenant à la charge en faisant tournoyer ses lames, une première frappe glissa sur l'armature blindée de son bras et ripa. Un pistolet laser se déchargea à pleine puissance sur son torse. Son manteau le protégea du plus gros de l'énergie, mais l'impact l'envoya bouler au sol. Le rebelle repoussa un autre serviteur et deux courageux Kantiens en alternant lames et tirs. Au moment où il en finissait avec eux, il reçut de plein fouet le servo-bras entre les homoplates qui l'envoya s'étaler dans la poussière, une lourde botte se planta sur son torse pour l'immobiliser. Maxwell leva le Guivr et le pointa sur le visage du rebelle.

Soudain, son oeil s'affola, une source de chaleur, énorme, à droite ... Il tourna la tête en hurlant, sa mâchoire grande ouverte émettant un son rauque et métallique alors qu'il activait le générateur de bouclier. Un mur de flamme et d'énergie pure se forma autour de lui. Une poignée de soldat de Mengsk avaient eu la chance de se trouver près de lui au moment de l'holocauste, beaucoup d'autre, une dizaine peu être, avait été immolé. Une sensation sourde s'empara alors de sa jambe, son "prisonnier" venait de planter sa lame et profita d'un instant de doute de Maxwell pour s'enfuir comme un serpent blessé au travers des flammes mourantes.

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Re: Défense de Sarapin

Message  Lemexis le Mar 23 Déc - 0:28

[Quelques remarques pour Maxwell : l'élite est très rapide, mais pas au point d'être invisible à l'oeil nu ; disons juste qu'il est un peu plus rapide que les meilleures athlètes mondiaux. Et aussi, au combat il garde son champ de bouclier constamment allumé, il va pas se contenter de l'activer au dernier moment, trop risqué.]

[Kite]
Contrairement à ce qu'on pouvait attendre de tout adversaire normal, non seulement l'homme qu'ils avaient en face d'eux ne chercha pas à éviter le déluge de lasers qui s'abattait sur lui, mais il riposta en mitraillant de plus belle la position des faucons, les obligeant à se remettre à couvert. Et il maintenait ainsi un tir de suppression, les multiples lasers filant aux dessus des impériaux qui étaient totalement immobilisés.

Alors que les faucons tentaient de trouver une solution au problème auquel ils étaient confrontés, la tête de l'un d'eux fut explosée ; et tout portait à croire que le tir venait de derrière eux. Un autre serviteur de l'Empereur aurait sans doute subi le même sort si toute la station n'avait pas d'un seul coup été secoué par une série de tremblements, produits de multiples explosions dans une zone voisine de la position des faucons.

Ceux-ci, habitués à ce genre de chocs, gardèrent leur équilibre, mais leur adversaire sembla quelque peu sonné, et cessa son tir de suppression. Il ne lui faudrait que peu de temps pour reprendre son activité meurtrière, et la vitesse était désormais plus importante que jamais.

***
[Maxwell - Alexander]
L'assassin s'était enfui assez loin pour n'être plus le principal problème des défenseurs de Nyx, ceux-ci ayant déjà fort à faire pour éviter d'être incinérés par les flammes qui se répandaient à grande vitesse dans la zone. Personne ne l'avait vu venir, mais un homme de l'UHL avait dû s'infiltrer avec un lance-flamme et semait maintenant la panique dans les rangs impériaux et même dans ceux des rebels.

Il ne fallut que très peu de temps pour qu'un repli général soit décrété, et les gardes fuyèrent aussi rapidement que possible vers le centre de contrôle, espérant trouver refuge derrière ses massives portes blindées. Il ne resta bientôt plus que les troupes de choc et le technaugure dans la grande salle, et ils allaient devoir trouver un moyen de vaincre ces nouveaux adversaires, ou Nyx pourrait bien céder très rapidement.

***
[Vlael]
La bataille spatiale avait fini par tourner à l'avantage de l'Imperium, mais au prix de lourdes pertes : l'UHL semblait avoir donné tout ce qu'il avait pour récupérer Sarapin, et ce qu'il restait de sa flotte ne se replia pas avant d'avoir déchainé sa fureur sur l'ennemi. Mais ce qui importait au commandement impérial, c'était que l'ennemi abandonnait, au moins dans l'espace. Ils allaient enfin pouvoir débarquer leurs renforts à la surface, en espérant que Nyx n'avait pas cédé : le fait qu'ils ne parviennent pas à entrer en communication avec la station parvenait tout de même à rendre la plupart d'entre eux très pessimistes.

Vlael et son équipe avaient été affectés en soutien de l'armée principale, et avaient été engagés pour cette mission à la va-vite par un commandement qui voulait se dépecher de lancer tout ce qu'il avait, de peur de perdre un de ses plus grands atouts dans cette guerre qui venait de débuter. Ainsi, les transports de troupes n'avaient pas attendus que l'ennemi soit éloigné pour converger vers la station.

Les transports furent débarqués tout autour de la station. En l'occurence, Vlael fut déposé, avec plusieurs escouades de gardes, à l'intérieur même de Nyx : un bombardier Marauder avait effectué un raid et détruit une partie du toit afin que les gardes puissent aller directement à l'intérieur. Le débarquement fut tout de même assez difficile, et les pilotes durent redoubler d'effort pour réussir à se poser parmi les débris.

Les gardes, à peine débarqués, se heurtèrent à une colonne de soldats de l'UHL. Vu leur empressement, ceux-ci semblaient venir en renforts pour la bataille qui se déroulait non loin à en juger l'intensité des tirs de laser. Les gardes se déployèrent aussi bien que possible au milieu des décombres pour contrer l'ennemi, celui-ci cherchant à comprendre ce qui venait de se passer.


[Kite, Maxwell et Alexander, poursuivez le combat contre les élites. Vlael, aide les garde à éliminer les forces de l'UHL, utilise ton arme de poing ou un fusil laser emprunté sur un cadavre ; t'en fais pas, ton snipe antimatériel sera bientôt utile.]
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Re: Défense de Sarapin

Message  Vlael le Sam 27 Déc - 6:15

"Presence ennemi a coté du lieu d'aterrissage, vous devrez combattre peu de temps après votre arrivée, je vais vous deposez au niveau des debris causés par le marauder" dit le pilote de la navette. "Ca va chier, dit vlael en reponse au pilote tout en armant son fusil anti-materiel.
-Oui mais pas avec ça, on a une mission un peu plus importante a l'interieur de la station et faut garder nos munitions, dit le chef de section de vlael : Kravitz
-Et je me defend avec quoi ? avec mon flingue ?
-Tu te demerdes, je m'en fous de tes problèmes.
-Moi aussi je t'aime, repondit Vlael en souriant.
La navette amorca sa descente, Vlael s'attacha a son siege, attendant betement comme le faisait les 4 escouades de gardes et le capitaine ainsi que la section de sniper anti materiel. Après de multiple manoeuvre tout autant dangereusesles unes que les autres, la navette se posa et le petit regiment debarqua. Les debris etaient composés d'objets tranchants tel que du plexiglas ou du metal, ce qui les rendaient dangeureux. Les soldats essayèrent tant bien que mal de se deplacer a travers ces debris. L'un d'eux tomba et s'empala, "voila qui regle mon problème d'arme" pensa Vlael.
"on a plus beacoup de temps, les snipers et les equipes de Bolters Lourds vous vous depechez de trouvez un poste en hauteur, les autres vous vous mettez a couvert et vous attendez, alez go !" ordonna le capitaine. "Courir, toujours courir" pensa Vlael. Les 4 equipes de bolters lours et la section de sniper se separèrent en deux groupes chacun composés de deux equipes de bolters lourd et d'une equipê de snipers. Kravites preferrait rester a coté des autres.
Le combat allait s'engager au niveau d'un croisement, les hommes de l'UHL arrivaient par la gauche de l'avenue. le deuxieme groupe, incluant Vlael, se placa en hauteur sur la droite de l'avenue abritant les soldats de la garde imperiale, Vlael pouvait deja les voir. Les debris stopèrent net la progression des hommes de l'UHL, ne comprenant pas ce que des debris aussi dangereux faisaient la. L'un d'eux regarda au dessus de lui et remarqua le trou.
"Viser en priorité les servants des armes lourdes et ceux avec les lance grenades" dit Kravitz. Un "Reçu" general de la part de sa section lui repondit.
Tous les hommes de la garde n'attendait qu'un mot pour tirer. Un mot qui allait liberer leurs instincts
"FEU !" cria le capitaine a travers son vox.

(NDLA : je ne saivais pas si je devais raconter la bataille ou pas alors j'ai fait comme ça. Envoyer par mp vos critiques ( desolé pour les fautes, je les avaient corrigé mais problème avec la connexiondonc fleme de refaire + cybercafé ))

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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Dim 28 Déc - 12:50

[ C'est un peu long, ca ne tient pas en un seul message.]


Les faucons avaient été complètement cloués au sol. Impossible de lever la tête, et tous les tirs se faisaient à l’aveuglette. Mais l’ennemi ne semblait pas se soucier le moins du monde de tous les tirs qui fusaient vers lui. Il devenait évident qu’il faudrait tenter quelque chose de plus … risqué. Mais alors que Conti allait ordonner la dispersion, la tête d’un faucon explosa littéralement. Tout portait à croire qu’un tireur avait pris à parti les faucons dans leur dos. Mais où se cachait-il ? Où ? La vision infrarouge était saturée par les cendres incandescentes. Il semblait apporter beaucoup d’importance à abattre tous ceux qui tentaient d’utiliser un des lances plasma de l’escouade. Conti était décidé à le débusquer, mais il avait vite compris que l’autre énorme tireur était une cible prioritaire. Il s’était beaucoup approché d’ailleurs. Le halo bleuté qui l’entouré le rendait peu identifiable, mais il était au moins aussi grand qu’un faucon, et peut-être même aussi grand en largeur. Il portait deux immenses multi-lasers aux bras. Des modèles plus lourds encore que ceux montés sur les chimères. Il était inatteignable. Du moins si la situation ne changeait pas.

Un maraudeur, une aile en feu, fonça dangereusement vers Nyx, et s’écrasa dans un hangar, provoquant une réaction en chaîne d’explosions. C’était le premier appareil volant abattu au dessus de Nyx. D’ailleurs, Il n’y avait pas de maraudeur tout à l’heure, et la base n’en possédait que très peu, ceux qui avait largué les fumigènes pour les faucons. Tout Nyx fut secoué par le choc, et la zone des faucons qui se trouvait être la plus proche, plus particulièrement. Habitué aux embardés de la navette en haute altitude, les faucons restèrent tous fixe, en équilibre parfait. L’énorme homme de l’UHL, lui, eut bien du mal à ne pas s’écraser de toute sa masse au sol. Un de ses pieds glissa, déséquilibrant ses appuis, et il dû poser un genou à terre ainsi qu’un de ses canons pour ne pas s’étaler sur le sol. C’était maintenant ou jamais.

- Ymir ! Tu prends le commandement ! Baltar avec moi ! Ordonna Conti

Détendant la totalité de ses muscles, Conti s’élança dans le ciel, Baltar à ses coté. Le caporal-chef Ymir ordonnait déjà une salve de suppression. Le sergent et son soldat se réceptionnèrent sur la façade du plus haut des bâtiments. Le fusil passé en bandoulière, ils utilisèrent les plaques d’armure de leur avant bras et de leur jambe comme ventouse à traction un bref moment. Un bref moment qui suffit au tireur embusqué pour abattre Baltar avant qu’il ne se projette en avant. Conti assista impuissant à la mort de son camarade dont le corps chutait, mais il ne pouvait pas se laisser déconcentrer plus longtemps. Il n’adhérait plus à la façade et le géant aux multi lasers venait de se relever. Avec toute la rage que la perte d’autant de ses faucons pouvait lui inspirer, Conti utilisa son parachute gravitationnel pour se propulser vers le géant. Celui-ci ne remarqua rien, trop occupé à martyriser les positions des faucons. Du moins pas avant qu’il ne soit trop tard. Le tir des faucons venait de se stopper, et tous s’étaient remis à couvert. Ce n’est qu’alors que le tueur de l’UHL remarqua, dans le coin de son œil, ce qui arrivait sur lui à une vitesse inhumaine. Et par le haut qui plus est. Il pivota, mais Conti était déjà trop près. Le faucon activa son parachute dans le but de freiner quelque peu sa chute, mais le choc aurait tout de même était mortel. D’abord, un bruissement électrique, puis un flash lumineux d’origine inconnu. Puis, le bruit d’os écrasés. La vitesse de propulsion du parachute cumulé au poids du sergent tout équipé : Le choc serait littéralement passé au travers d’un humain normal. Mais l’énorme soldat de l’UHL n’était, sans aucun doute pas normal. Genoux pliés, Conti venait de s’abattre de tout son poids sur la poitrine du géant. Ses os, ses côtes par logique, avaient pourtant craqués. Sa poitrine s’était même enfoncée. Et pourtant, l’énorme soldat n’avait pas bougé. Il ne montrait aucun signe de vie, tout semblait indiquer que ses organes internes avaient été broyés. Conti se conforta dans cette idée mais sa douleur aux hanches, résultante du choc qu’elles avaient elles aussi encaissé, l’empêchait de se satisfaire totalement de cette proie abattue. Mais il y avait autre chose. Ce bruissement électrique. Tout c’était passé en une seule seconde, et Conti remarqua alors que le bouclier n’avait eu aucun effet sur lui pour une seule raison : le champ électro-magnétique de son parachute avait réagi avec l’origine même du bouclier, et celui-ci était alors en train d’englober les jambes du faucons, perdant sa forme ronde, en remontant vers ce qui l’avait attiré, le parachute. Conti ne désirait pas savoir ce qui se passerait si le bouclier constitué d’onde électrique pur entrait en contact avec son parachute. Il sauta en arrière. Le bouclier se referma en touchant les mollets du sergent impérial, et lorsque le faucon atterrit sur le dos, une sensation de vive brûlure l’envahit.

La place était redevenue calme. Le géant était neutralisé, les quelques soldats de l’UHL n’osaient même pas tirer de peur d’être abattus, et le sniper paraissait absent. Conti se permit de sourire en se relevant lentement.

- Non ! Roule ! Roule ! Hurla Ymir en mettant son fusil en joue.

Un petit tintement mécanique se fit entendre, suivit d’une résonance froide et terrifiante. Le géant poussa un hurlement sauvage et abattit un de ses énorme bras sur Conti. Celui-ci roula laborieusement sur le coté pour éviter ce bras, mais ne pu éviter le revers du second. Il leva ses deux bras devant son visage en geste de protection, mais l’énorme membre l’éjecta avec une force incroyable, inhumaine. Conti fut soulevé du sol et atterrit une dizaine de mètre plus loin, en roulant encore au sol sur quelques mètres. Ses articulations faisaient souffrir le faucon. Il sentit un filet chaud de sang couler de son nez. Il avait probablement une ou deux côtes cassées. Et enfin, ses mollets étaient assez sérieusement brûlés. Il roula derrière une caisse de munition, pour disparaître du champ de vision du géant qui avait repris le feu. Il allait récupérer quelque chose dans sa sacoche pectorale, mais y renonça pour le moment. Il testa chacune de ses articulations, de manière à vérifier qu’aucune n’étaient démise. Il souffrait, mais rien de grave.

- Ymir ! Dispersez vous ! Forcez le à pivoter ! Préparez un repli !
- Par bond ?

Conti réfléchit un moment. Sauter leur aurait permis de fuir n’importe où, vers la direction qu’ils souhaitaient, mais le sniper était sans doute à l’affût. D’un autre coté, si les faucons s’engageaient dans un des couloirs de la base, ils ne pourraient plus reculer et devraient avancer à l’aveugle, avec la perte de la possibilité de sauter.

Le géant de l’UHL arrosait complètement la position de chaque faucon. Le moindre coup d’œil en dehors de son couvert, et Conti aurait pu se trouver face à la bouche d’un des canons. Malgré la situation, Conti sourit. Un large sourire, rendu invisible par son respirateur. Il goûtait le sang qui lui coulait du nez, et cela ne faisait qu’éveiller ses sens de prédateur. Il s’appuya contre la caisse pour reposer ses muscles fatigués et fouilla son barda.

- Il va crever, il va crever, même si j’dois sauter avec lui ! 40 Kilos d’explosifs lourds, ça te tente le gros ? Murmura le sergent. J’vais lui faire bouffer de la charge de démo’ ! Ca devrait en venir à bout ! Bordel !
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Re: Défense de Sarapin

Message  Kite Conti le Dim 28 Déc - 12:50

Malgré tout, il savait qu’il ne pourrait jamais toucher l’énormité sans risquer de faire fondre un de ses membres. Ou d’être abattu par le sniper. Il était dans une impasse. Et chaque secondes perdues, éventrées un peu plus le couvert de chacun des faucons. Le sergent analysa le décor. Il était sur que s’il tentait de s’envoler à nouveau, le tireur d’élite ne le manquerait pas. La possibilité d’une attaque aérienne était donc exclue. Exclus donc la possibilité de détourner le bouclier avec le champ du parachute. Exclus toutes tentatives de passe au corps à corps. Exclus un feu lourd de laser… L’explosif. C’était visiblement la dernière, et seule solution. Mais vu la taille et la constitution de la bête, l’explosif devait au moins être placé à ses pieds pour s’assurer d’envoyer en morceau la chose. Après une fouille en règle de son barda, il en sortit un objet noir, à plusieurs pattes métallique. Au centre se trouvait une rune rouge, éteinte. Conti jugea qu’une mine magnétique était le meilleur explosif souhaitable. Il avait remarqué que le gros avait une partie du corps fait d’implant métallique. Quoi de mieux que de transformer cet enfoiré en bombe humaine. Enfin, humaine…

Conti souffrait, mais il était hors de question de confier ça à un autre faucon. Peut-être pour les protéger, ou peut-être par orgueil… Enfin le plus gros problème était encore là. Ce foutu bouclier. Conti était sur d’une chose. La mine magnétique résisterait à la température. Il faudrait seulement que la mine s’arrime, et s’amorce correctement. Mais il fallait bien passer le bouclier. Le sergent aurait refusé par tous les moyens qu’un autre faucon y aille, même Ymir, qu’il jugeait plus qualifié pour aller arrimer la charge. Il rechignait aussi à condamner son bras en voulant piéger le géant. Conti n’y avait jusqu’alors plus pensé, mais il avait bien une paire de bras qu’il n’hésiterait pas à sacrifier. Il sourit à l’idée d’un plan si audacieux, si dénué de sens, si idiot.

- Falco Cherrug ! Feu croisé ! Tirez jusqu’à faire fondre les canons ! Aveuglez le ! Ymir sur la gauche ! Médic, Bouge toi !

Tête baissée, Conti traversa la place, profitant de l’inattention de l’immense tireur et se plaqua contre un mur de sac de sable. Devant ses yeux, un faucon fut abttu par le sniper. Il ne vit pas l’origine du coup. Le faucon avait le fusil en bandoulière, le couteau en main. Il se hissa au dessus des sacs au même moment qu’Ymir à l’autre bout de la place. Tout deux était maintenant derrière le géant. Et entre eux, les six, ou peut-être sept survivants des soldats de l’UHL. Conti plongea sur le premier, enfonçant largement la lame de son couteau dans le cœur de son adversaire. Profitant de leur surprise, de quelques grands et rapides pas en avant, Conti passa derrière un autre soldat. Il lui enfonça sa lame dans le dos, de manière à le garder en vie, et il fit au même moment tomber son fusil dans sa main pour achever les derniers hommes, dans un feu croisé mortel.

- Ymir ! Feu ! Ordonna t-il. Toi, tu va venir avec moi, murmura t-il cette fois à l’adresse du soldat qui avait la lame du couteau dans le dos, et qui criait de douleur en gigotant inutilement.
- Kite ?

Il le força à passer au dessus des sacs de sable et ils coururent en avant, à découvert au milieu de la place. Conti baissait la tête. Si le sniper voulait l’abattre, son collègue de l’UHL y passerait avec. Et ça ne semblait pas le déranger en effet. Une balle, unique, de gros calibre traversa l’épaule du déserteur, en ratant de très près le casque du faucon. Conti courait toujours vers le géant, en poussant le corps planté du soldat, toujours en vie. Arrivé très près, le pauvre homme compris.

- Non ! Non, non, nooooooon !
- Oh si ! Compte sur moi !

Le feu des faucons se calma. Le géant venait de remarquer ce qui arriver dans son angle mort, alerté par radio sans doute. Conti poussa un cri de guerre, rudimentaire, presque barbare, mais tellement motivant. Il poussa le soldat traître vers le géant en retirant sa lame. L’homme au contact du bouclier hurla, sa peau commençant à brûler. Conti l’y poussa encore plus, et de sa main libre empoigna la mine magnétique pendu à sa ceinture. Le hurlement du soldat était horrible, sa peau avait fondu et il était sans aucun doute mort. En profitant que le corps de l’homme absorbe l’énergie, Conti envoya sa charge explosive de toutes ses forces vers le flanc blindé de son adversaire. Irrémédiablement, sa main rentrerait en contact avec le champ de force. La mine magnétique y pénétra la première, elle devint soudain extrêmement brûlante, et les gants de Conti commencèrent à brûler mais il ne lâcha pas prise. Bientôt, toute la surface de la mine était en contact avec le géant. Le claquement sec de la mine qui fixe ses pointes d’appui en fer résonna dans les oreilles du sergent. Il eut un rictus de satisfaction en l’entendant. Mais il le perdit tout aussitôt. La bulle du champ de force se reforma, le squelette du soldat de l’UHL était entrain de tomber en miette au sol. Le gant normalement ignifugé de Conti lui fondit directement sur la main, et il sentit une brûlure de plus en plus sérieuse sur son avant-bras. Il voulait de toutes les parcelles de volonté de son esprit s’extraire de cette bulle qui allait lui faire fondre tout le bras, mais il sentait aussi une décharge électrique qui lui avait paralysé les nerfs et l’empêchait de bouger. Son bras allait littéralement fondre et se détacher de son corps, et ce fut presque avec bonheur qu’il vit le revers de bras qui lui était destiné. Le coup fut beaucoup plus violent que le premier. Conti eut l’impression que son ventre allait lui passer au travers du corps. Mais avant que toute la douleur lui soit arrivée au cerveau, la mine magnétique explosa, captant le passage du bras armé devant son faisceau. Le souffle projeta avec encore plus de violence Conti contre la façade d’un bâtiment. Il se prit tout le choc du souffle de l’explosion lorsqu’il atterrit l’épaule brûlée en première sur la façade.
Il réprima une envie de vomir, de vomir du sang, et il chuta au pied de la façade. Il vit, pour une des rares fois, avec horreur le sol se rapprocher, et poussa un hurlement de douleur à l’atterrissage, crachant au passage, une bonne quantité de sang dans son respirateur. Il serrait les dents. La douleur était omniprésente. De son bras valide, il détacha son respirateur et le laissa pendre. Il cracha des gerbes de sang. De bas en haut, il était mal en point. Ces mollets étaient brûlés et leur sollicitation avait rendu la blessure encore plus douloureuse. Ses hanches, comme à la fin de chaque mission le faisait souffrir le martyr. Elles étaient extrêmement sollicitées pour se réceptionner après chaque bond. De plus la technique de corps à corps en rentre dedans des faucons mettait également les hanches à rude épreuve. Son ventre avait encaissé la majeure partie du coup. Il avait sans nul doute plusieurs côtes cassées. Son épaule droite était démise, et son bras droit, sévèrement brûlé. Il pris un trans-algique dans sa sacoche pectoral et commença à dégager sa hanche des couches de vêtements de protections, pour une intramusculaire. Ymir glissa à coté de lui.

- C’était idiot.
- Ca sent la viande cuite.
- Tu m’étonnes ! Il… « Ca » brûle. Certainement mort. Mais c’était idiot, il y avait d’autre solution, peut-être plus sage.
- C’est dans la nature humaine de réfléchir sagement et d’agir absurdement.
- Ca va ?
- Ca va. J’suis pas mort. Ca ira.

Ymir appela la médic de l’escouade pendant que Conti calmait la douleur en se plantant le trans-algique.

- On décolle ?
- Non, le tireur embusqué…
- Il n’osera pas tirer, sans le gros il sera trop vite repéré.
- Ils t’ont l’air rationnel ?
- C’est vrai… à pied donc ?
- On rallie le QG. Ensuite, on avisera.
- Reçu, le chemin ?
- J’en ai pas la moindre idée. Rassemblez-vous, on est resté immobile trop longtemps.
- Médic ! Bouge toi ! Une épaule à remettre en place et… Kite, tu sens la viande cuite toi aussi ?
- Contre les brûlures sérieuses ! Vite ! Cria Conti à la médic alors qu’elle venait d’arriver près de lui.
- Contact ! Force d’assaut de l’UHL ! Par derrière, hurla une voix à l’accent harakonien.
- Rassemblement ! A couvert là dedans !

En rang parfait, l’escouade pénétra à l’intérieur du premier hangar. A vrai dire, c’était le seul dont les portes blindées avaient été désactivées avant d’être fermées. Ils s’engagèrent dans le corridor, fuyant une nouvelle fusillade qui aurait pu être fatale à toute l’unité. Conti ne savait pas ce qu’il en était pour ses adversaires. Ymir avait certifié que le géant était mort, mais ses compétences médicales étaient équivalentes à celle d’un boucher des bas-fonds d’une cité ruche. Le tireur, était encore en liberté, quelque part. Conti avait la ferme intention de rallier le QG, mais pour le moment, il n’avait pas d’autre choix que courir vers l’inconnu. Il s’apprêtait à décréter une pause, au moins le temps de remettre en place son épaule.
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Re: Défense de Sarapin

Message  Maxwell Yskrager le Jeu 15 Jan - 7:56

Maxwell s'avança parmi les ruines de Kantiens. Des cadavres, des cadavres et encore des cadavres incendiés. Les troupes ordinaires s'étaient repliées, mais il avait encore ses serviteurs. Il se positionna relativement au milieu de la ligne nouvellement formée par les troupes de choc.
Il attendit un instant avant de recevoir une nouvelle d'alerte de la part du serviteur avec le générateur bouclier, plus d'énergie, le champ se désagrégea soudainement.
Il ordonna de transférer une cellule d'énergie depuis le canon à foudre non utilisé vers le générateur lorsque les choses se gâtèrent.

Un premier jet de flamme faillit l'immoler, il ne s'arrêta que parce qu'un serviteur en dévia le plus gros par sa seule masse métallique.
De l'autre coté du mur incandescent, le rebelle poursuivit son tir avant qu'une silhouette ne lui fonçe dessus au travers des flammes, ignorante de la douleur, portant une cape longue du culte du mechanicum, et ne soit stoppée par l'assassin qui le coupa en deux.
Le serviteur tomba au sol en cliquetant tant bien que mal, le bas de son corps continuant à rouler jusqu'à percuter le mur opposé de la salle.

Le bouclier de Maxwell se réactiva alors qu'il murmurait pour implorer la machine de lui pardonner son traitement infamant. Il tira au travers des flammes, la vision amplifiée par les derniers serviteurs qu'il lui restait et par son cogitateur, il lâcha une munition de .50 à fort coefficient de pénétration qui tournoya lascivement dans les air en hurlant comme une banshee avant de toucher sa cible cinq centimètres sous l'oculaire droit de l'opérateur du lance flamme, elle traversa ses protections et éparpilla sa mâchoire inférieure.

Le serviteur-mitrailleur ouvrit le feu, emplissant les environ du fracas de la vieille machine en marche, après une douzaine de seconde, il s'arrêta pour recharger et le technicien put constater les dégâts, le brûleur était mort, criblé de bout en bout par des balles de gros calibre, mais nulle trace de son compagnon.

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Re: Défense de Sarapin

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